Voyage frugal – changement de plan

Vous vous souvenez probablement de mon billet du 10 février dernier dans lequel j’annonçais mon intention de faire un voyage de vélo un peu particulier, cet automne.

Un voyage frugal visant, autant que possible, a être autosuffisant financièrement.

Le plan a un peu changé.

Ce ne sera pas sur la côte est américaine, mais en Europe. Grâce à mon emploi, je travaille en France pour le mois de septembre et quelques jours au debut d’octobre.

— Aparté —

Voici quelques photos prises dans le sud de la France, près de Carpentras.

Raisin local gorgé de soleil. Du muscat, si je ne me trompe pas.

Raisin local gorgé de soleil. Du muscat, si je ne me trompe pas.

Tiens, en v'là justement, du Muscat. Le meilleur raisin que j'ai mangé depuis longtemps !

Tiens, en v’là justement, du Muscat. Le meilleur raisin que j’ai mangé depuis longtemps !

Avec un nom pareil, comment résister ?

Avec un nom pareil, comment résister ?

Mont Ventoux vu depuis Venasque.

Mont Ventoux vu depuis Venasque.

Vielles pierres multi-centennaires et bouteille plastique moderne. Sacré contraste!

Vieilles pierres multi-centenaires et bouteille plastique moderne. Sacré contraste!

— Fin de l’aparté —

Lorsque le travail sera terminé, au plus tard le 18 octobre, je prévois explorer le sud de la France et la Catalogne à velo! Retour prévu au Québec le 12 novembre.

Si vous avez des idées pour diminuer les frais ou pour obtenir des revenus pendant un tel voyage, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaires. 🙂

P.S. « Ne pas acheter de bière » ne fais pas partie des réponses acceptées… 😉

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Sans voiture et heureux

ATTENTION: si vous adorez les voitures et ne pouvez pas imaginer vivre sans en posséder une, ce texte pourrait vous heurter profondément. Nous préférons vous en avertir.

—–

Je n’ai jamais possédé de voiture.

J’ai mon permis de conduire depuis plus de 20 ans. J’ai emprunté et loué des voitures. J’en ai conduis dans le cadre de divers emplois.

Mais je n’ai jamais possédé de voiture.

Et je m’en porte très bien.

Ma copine également: elle n’a même pas son permis de conduire. L’autobus, Amigos Express et ses jambes (oui, ses jambes! Incroyable, je sais…) sont ses meilleurs alliés.

Je suis souvent surpris lorsque j’entends des gens qui, bien qu’habitant en ville, près des transports en commun, me parlent de leurs problèmes de « char ». Que ça coûte donc ben cher. Qu’il n’y a pas moyen de stationner. Et patati, et patata…

Si j’écrivais ici ce que je pense lorsque j’entends ces commentaires, je provoquerais probablement de vives réactions.

Alors, je vais demeurer poli et souligner simplement le fait que certaines personnes semblent douées pour se créer des problèmes.

La voiture est un outil. Qu’on devrait utiliser seulement lorsque c’est pertinent. Ce qui exclut, selon moi:

  • Aller acheter un pinte de lait au dépanneur. On rit, mais les absurdités de ce genre sont bien réelles.
  • Faire le trajet entre la maison et le travail, jour après jour, année après année. Si vous demeurez trop loin pour vous déplacer autrement, de grâce, préparez votre déménagement.
  • Faire une promenade du dimanche. On ne pollue pas pour « le plaisir », est-ce assez clair? On va faire une promenade à vélo ou à pied, par contre.

Communauto est un service d’auto-partage vraiment intéressant. Les Discount, Enterprise et autres services de location peuvent aussi vous permettre de vivre sans posséder de voiture. Ou de louer une camionnette quand vous en avez VRAIMENT besoin plutôt qu’en faire rouler une à l’année. À bons entendeurs, les cowboys de banlieue…

Les avantages à ne pas posséder de voiture sont nombreux. Des milliers de dollars par année en moins. Se déplacer activement est aussi un plus pour la santé. La qualité de l’air et la lutte aux changements climatiques devraient finir de convaincre les plus récalcitrants.

Bref, il y a des options et plusieurs personnes auraient avantage à les explorer.

Et vous, avez-vous vraiment besoin de POSSÉDER une voiture?

Explorons les Rocheuses !

J’ai beaucoup de temps libre ces temps-ci.

Alors, j’explore la région de Canmore et de Banff. En voici un court compte-rendu, principalement pour vous rendre jaloux. Admettez que ça a le mérite d’être honnête !… 😉

Vidéo filmée près de Three Sisters Mountain Village, un peu au sud-est de Canmore. Ça semble être un golf abandonné : il ne reste que les sentiers asphaltés et quelques trappes à sable. Assez agréable d’y rouler en vélo.

On peut se rendre, en vélo, très près de Sundance Canyon, à Banff. Ensuite, c’est à pied que ça se passe !

Près de Canmore, un panneau comme je les aime: il y a des piétons et des cyclistes qui traversent ici, alors « Whoa »!

Avec des collègues de Backroads, nous avons roulé au plus haut col pavé au Canada. De l’exercice cardio pour une semaine en moins de 2 heures: efficace!

Et les autres X-MEN, eux, où sont-ils?

Le soleil, la pluie et les nuages sont les plus grands artistes que je connaisse. En prime : c’est gratuit. Photographié depuis l’endroit où j’habite pour quelques jours, à Canmore.

Parce que tout le monde aime les animaux qui ont de l’audace (!), je termine avec ces adorables chèvres de montagne qui font des réserves de sel en léchant la double ligne centrale de la route menant à Highwood Pass. Pas de stress!

À la revoyure.

Voyage frugal : mise à jour du projet

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé de mon intention de voyager à coût nul cet automne.

J’ai quelques nouveautés à partager sur le sujet.

Je sais à partir de quelle date, approximativement, je serai disponible: fin septembre. J’ai signifié à mon employeur actuel que je ne serai pas disponible après cette date. C’est d’ailleurs la fin de la saison des voyages multi-aventures offerts par Backroads dans la région de Québec.

Octobre sera donc le mois du départ.

Je vais probablement utiliser un moyen de transport motorisé pour éviter des conditions météorologiques ardues. Pour l’instant,mon plan est de me rendre à St. Albans, au Vermont, en vélo. Puis de prendre le train ou l’autobus pour me rendre au moins dans la région de New York, peut-être même plus au sud.

Pour la suite, c’est encore nébuleux : j’hésite encore à joindre Workaway. Je ne crois pas que le travail que j’y trouverais me permettrait de compenser les frais d’adhésion d’environ 50 $ canadiens.

Je vais certainement afficher, sur mon vélo, une offre de « travail contre nourriture, hébergement ou argent ».

Je vais également faire du camping sauvage et utiliser les services d’hôtes Warmshowers pour l’hébergement.

Pour e qui est de la nourriture, je compte bien « visiter » les conteneurs à déchets des épiceries et des boulangeries. Quelques bonnes expériences dans la région de Québec m’encouragent à le faire. Résultats attendus: dépenses alimentaires faibles et, surtout, réduction du gaspillage.

Avez-vous des idées ou des suggestions pour rendre ce voyage plus frugal ou, simplement, plus intéressant ? Si oui, n’hésitez pas à les partager.

En terminant, je vous invite à consulter le site Web de Rob Greenfield si ce type de voyage alternatif vous inspire et vous intéresse.

La liste pour tuer la télé

J’ai la triste impression que la dépendance à la télévision et à Netflix (non, il n’est pas dispensé de mon courroux) mets à mal les rêves de millions de personnes.

L’objet en lui-même est inoffensif. Il permet même, dans certains cas, un accès facile à des contenus éducatifs de qualité. Pensons à certaines émissions de Télé-Québec.

Par contre, je considère que son usage, souvent abusif et mal dirigé, est délétère.

Combien d’heures par semaines sont gâchées à regarder des contenus insipides et inutiles?Combien de personnes, fans de télé-réalités navrantes, vivent leur vie par procuration? Combien de publicités lobotomisantes tentent de nous faire consommer toujours plus?

Le problème est assez bien connu.

Les solutions, elles?

Si vous utilisez la TV car votre vie manque de croquant, d’aventure ou de défis, voici ma suggestion: prenez une feuille de papier et faites la liste de toutes les choses que vous souhaitez vivre ou accomplir au cours de votre vie. Sensées ou folles. Possibles ou impossibles. Un vrai remue-méninges : laissez aller votre imagination.

Placer cette feuille bien en vue, question de la voir le plus souvent possible et de vous rappeler de vos projets.

Choisissez le plus facile, le plus accessible, dans le lot. Réflechissez et, au besoin, notez ce dont vous aurez besoin pour l’accomplir: temps, matériel, connaissances, amis, argent. Faites l’inventaire de ce que vous avez déjà et de ce qu’il vous manque. Puis, planifier votre projet en le décompsant en étapes courtes et rapides à réaliser.

Armé de cette liste de tâches et, surtout, motivé par votre projet chéri, vous avez maintenant d’excellentes raisons de délaisser la boîte à images et d’être acteur de votre vie plutôt que spectateur.

Vous avez terminé votre projet et êtes tenté de retourner devant la TV? Amorcer un autre projet,ça vous dirait ?

Sur ce, rêvez bien !

Note: ce billet à été mis à jour grâce au commentaire d’un lecteur. Merci à ce dernier.

Faites-le vous-même!

Je vous ai déjà parlé du moustachu qui a changé ma vie. À la fin de cet article, j’en annonçais d’autres sur les changements inspirés par Peter Adeney.

En voici un: je fais maintenant mon pain (aux raisins!) et mon yogourt (nature).

Au-delà de la satisfaction de manger des produits dont je connais tous les ingrédients et qui sont utlra-frais, cette nouvelle habitude est aussi économe:

  • Un pain tranché de qualité moyenne (c’est à dire plus nutritif qu’un pain blanc « cheap »): environ 3,50 $.
  • Un pot de yogourt du même acabit: environ 3 $.

Total: 8 $

Si, comme moi, vous aimez ces deux aliments, vous leur consacrez au moins une dizaine de dollars chaque semaine, toute l’année.

Un calculateur d’intérêt composé vous fera voir cette dépense autrement. En considérant un taux d’intérêt très conservateur de 5 % et une période de 10 ans, ces 10 dollars représenteront à terme 6 867 $. Assez pour 2-3 voyages ou pour toute autre chose que vous voulez VRAIMENT faire.

J’en entends déjà dire: « Veux-tu qu’on arrête de manger pour économiser plus d’argent?! »

Bien sûr que non.

Mais, pensez-y: comme dirait sûrement Pierre-Yves McSween, avez-vous vraiment besoin D’ACHETER ces aliments? Et si vous les produisiez-vous même?

  • Produire un pain à l’aide d’une « machine à pain » ne coûte que 50 à 60 cents.
  • Produire un pot de yogourt coûte environ 1,20 $.*

Coûts sauvés

3 $ par pain
1,80 $ par pot de yogourt.

Total: 4,80 $

Combien d’argent** épargnerez-vous en faisant votre pain et votre yogourt vous-même: 3 300 $ (sur une période de 10 ans)

Tout ça pour 10 minutes de travail pour le pain et 15 minutes pour le yogourt, selon mon expérience.

Il va s’en dire que vous pouvez appliquer le même principe à d’autre aliments ou produits: bière, vin, mayonnaise, conserves, etc.

Vous vous demandez où trouvez le temps de faire ça? Je parie que vous le trouverez une fois que vous aurez réduit ou, encore mieux, cesser votre consommation télévisuelle hebdomadaire. Elle s’élève, après tout, à plusieurs dizaines d’heures par canadien, en moyenne!

******
Notes:

* Détails du calcul: prix du lait à 3,25 % de matières grasses: environ 3,60 $. Pour faire du yogourt, il faut « ensemmencer » le lait avec des bactéries actives. Vous pouvez le faire en achetant une culture de yogourt ou en utilisant 1-2 cuillère(s) à soupe de yogourt commercial, sans gélatine. Après votre première recette, vous pouvez réutiliser un peu de yogourt d’une fois à l’autre. Bref, cette dépense initiale est tellement faible et amortie dans le temps qu’on peut l’ignorer!

** Ou de liberté, si vous voulez, car c’est souvent ce qu’on souhaite réellement s’acheter en devenant financièrement indépendant.

Une mine d’or dur.

Dans un article précédent, je vous parlais des changements qui se sont progressivement mis en place dans ma vie, surtout au cours de la dernière année. Je vous avais alors dit que je tentrerais de prendre le temps de vous donner des exemples de frugalité et de ses effets dans ma vie.

En voici un.

Ces miches de pain et ces bagels sont le résultat d’une expérience de déchétarisme menée au mois de mars. J’ai visité les conteneurs à déchets d’une boulangerie et d’un « magasin de bagels ». Sur la photo, on voit ce que j’en ai tiré. Note: je n’ai pas pris tous les bagels, il y en avait trop!

J’étais un peu craintif,au départ. Serais-je être malade en mangeant ça? Quelques observations m’ont permis de réaliser que ces aliments n’avaient presque aucun défaut. Les bagels étaient un peu petits et de forme irrégulière, sans plus. Les pains avaient une mie à la couleur irrégulière, c’est tout. J’ai mangé et je ne fût pas malade. Fait dire que les bagels étaient placés dans un sac en plastique, à part des autres déchets. Les pains, dans un sac en papier, à part aussi.

Être frugal, pour moi, c’est combattre le gaspillage. Le déchétarisme est une excellente manière d’agir en ce sens. À Québec, un groupe Facebook permet d’échanger des trucs et des bons « spots » pour les amateurs de cette pratique. Je vous invite à le joindre.

Et vous, avez-vous des trucs pour mener une vie frugale?