Pour garder l’équilibre, il faut avancer

Et pour avancer, ces temps-ci, ça avance!

Plan d’affaires

Rédigé à 80%. Je suis assez content du résultat, bien que ce soit, vous vous en doutez, imparfait. « Perfectionniste qui se soigne, veuillez ne pas déranger… 😉 »

Vidéo de présentation

Le tournage a eu lieu le jeudi 14 janvier. Le produit fini devrait être disponible dans 3-4 semaines. J’ai vraiment hâte de vous montrer ça!

Site Web

Il progresse lui aussi. Avec un peu de chance, il sera en ligne au début de février. Je prévois l’améliorer ponctuellement avant le début de la « grosse saison ».

Le logo

J’ai fini par choisir mon logo. Un énorme merci à Amélie Brisson-Laperle qui a travaillé fort pour arriver à ce résultat. Faut dire que j’ai changé d’idée à maintes reprises…

Le vélo-cargo

Il est prêt à 75%. Ce qu’il reste à faire:

  • Acheter et installer la roue avant
  • Protéger quelques fils du système d’assistance électrique contre l’eau et la gadoue
  • Installer une boîte de transport de matériel sur la plate-forme
  • Obtenir des soumissions pour faire apposer des logos sur ladite boîte
  • Faire poser lesdits logos

Biz, biz biz…

Je prépare une campagne de sociofinancement, sur La Ruche Québec. Elle devrait démarrer vers la fin de février. Mon but est de rembourser mes investissements initiaux (vélo-cargo, accessoires, dépenses en publicité et communication).

Mais pas seulement. Je veux aussi, et surtout, faire connaître mes services à la communauté cycliste de Québec. Je vous en reparlerai avant et pendant la campagne, bien entendu.

Et vous, quoi de neuf?

Je suis curieux de savoir ce qui vous anime et vous occupe ces temps-ci. Si vous voulez, je vous invite à répondre en commentant l’article.

Quelques suggestions pour vous inspirer:

  • Passion(s)
  • Projet(s) en cours
  • Motivation(s) à lire ce blogue
  • Sujets, liées aux thématiques cycliste/entrepreneuriale que vous aimeriez que j’aborde ici

Merci et bon hiver.

Un rêve techno?

(Très) court billet aujourd’hui.

J’ai appris ce matin que CeramicSpeed propose un système de transmission sans chaîne et dont la « cassette » est, pour ainsi dire, aplatie. Ça semble intéressant, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ce qu’il reste à confirmer:

  • Le coût d’un tel système
  • Sa facilité d’entretien
  • Sa durabilité

Et vous, qu’en pensez-vous?

—-

J’en profites pour vous souhaiter une année 2021 lumineuse et, bien sûr, à vélo.

Ça avance.

Atelier Véloce a lancé ses activités le 3 août 2020, d’abord sous le nom « L’essentiel du vélo ».

Depuis, plus de trente clients ont été servis. Et plein de bons commentaires reçus.

J’adore ce que je fais. Par contre, le transport d’autant de poids (outils, pied d’atelier, pièces, etc.) est physiquement demandant. Pet-être trop, en fait, pour envisager de faire ça à long terme.

J’ai donc décidé de me procurer un vélo-cargo et de lui installer un système d’assistance électrique.

Ça devrait permettre:

  • de ménager mon dos et mes jambes
  • de servir un peu plus de clients par jour
  • d’avoir encore plus de plaisir!

J’ai eu la chance de pouvoir acheter un vélo-cargo usagé (en très bon état). J’ai commencé à travailler sur ce Bullit (c’est le nom du modèle) dimanche dernier, dans le garage du vendeur.

J’ai aussi décidé d’offrir une option de paiement de plus à mes clients: cartes de crédit et de débit. Le système retenu est Square.

Bref, ça avance, ce beau projet. Malgré les embûches qui se dressent parfois en cours de route. Patience, détermination et espoir sont mes leitmotivs en cette fin d’année mouvementée.

J’en profite pour vous souhaiter une année 2021 agréable, surprenante et motivante. Prenez soin de vous.

Savez-vous changer des clous ?…

Oui, on peut mettre des pneus cloutés sur un vélo. Ça existe. Pour nos hivers « canayens », c’est un must, à mon avis. Ça va bien, même très bien. Mais, comme n’importe quoi, ça s’use. Il faut alors changer de pneu(s) ou, plus écolo mais plus long, changer les clous les plus usés.

C’est un beau projet. Du genre qu’on fait les deux pieds devant le poêle à bois. Ou, pour les moins chanceux, devant la tv… 😉

Vous êtes prêt? Je vous guide pas à pas pour vous faciliter la tâche.

Le matériel

Tout d’abord, préparez votre matériel: le pneu qui a besoin d’être « rénové », les clous de remplacement, l’outil approprié (fourni avec les clous dans le cas du kit de Schwalbe), de l’eau et du savon.

De haut en bas, en partant de la gauche: eau, chiffon, kit de remplacement, outil correspondant et gants.
Gros plan sur le chantier de travail

Le matériel facultatif

Facultatifs mais très utiles : une guenille, des gants en latex (ou nitrile) et un vieux drap pour protéger le plancher (si vous faites ça à l’intérieur et que vous voulez ménager votre tendre moitié, votre coloc, etc). Et, finalement, un bout de craie ou un crayon gras blanc.

« Le plancher tu protégeras si des ennuis avec l’entourage tu ne veux pas. » – Maître Yoda

Étape 1 : repérage

Repérez les clous qui ont besoin d’être remplacés. Au toucher, ceux-ci sont moins « accrochants ». En les frôlant du bout du doigt, on parvient à les détecter. Si vous voulez faire tout le repérage avant de les enlever, je vous suggère de marquer le pneu, à proximité, avec un bout de craie ou de crayon gras blanc.

Étape 2 : extraction

Enlevez les clous problématiques. Pour en retirer un, il faut appuyer l’outil de telle sorte que ses parois s’alignent avec le « trou » où est il est logé. Puis, tournez légèrement l’outil tout en l’inclinant de plus en plus. N’ayez pas peur de forcer, il y a peu de risques de déchirer un pneu avec cet outil.

Tourne, tourne, tourne, penche et « arrache »: coudonc, suis-je devenu dentiste?

Étape 3 : installation

C’est le temps d’installer les nouveaux clous, pimpants et rutilants! Essentiellement, il faut inverser le processus de l’étape 2. Un peu d’eau savonneuse est vraiment utile pour « lubrifier » le caoutchouc et aider l’insertion du petit bout de métal en forme de champignon. Parlant de ça, notez que la partie la plus large dudit clou est celle qui doit rentrer dans le pneu. Il n’y en aura pas de facile! Vous ne deviendrez bon(ne) qu’en pratiquant. Les gants sont utiles pour diminuer les risques d’ampoule(s). Si vous voulez voir comment se fait l’installation, je vous suggère de regarder cette vidéo.

Lave, lave, lave. Coudonc, suis-je devenu un « lave-pneu »?!

Note « éco-nomique »

Les pneus Schwambe Marathon Winter Plus ont environ 200 clous/pneus (ça varie selon la taille du pneu). Un sac de clous de rechange en contient seulement 50. Vous pouvez bien sûr acheter 4-5 sacs, si votre côté « écolo » est plus fort que votre désir d’économiser. Sachez que ça revient grosso modo au prix d’un pneu neuf, voire un « pneu » plus (farce de mononcle).

Je vous suggère donc de remplacer seulement les clous les plus abîmés (souvent ceux du centre du pneu, qui touchent constamment le sol) et d’accepter que, après quelques hivers (3,4,5?) de bons et loyaux services, vos pneus devront prendre leur retraite. Si vous n’êtes pas rebuté par le poids additionnel propre à ces pneumatiques, vous pourrez toujours les réutiliser comme pneus « 3 saisons ». En effet, le caoutchouc sera probablement encore bon un certain temps, ayant été « protégé » par les « petits bouts de métal sécurisants » jusqu’à ce moment.

Que faire avec les vieux clous?

Le plus simple est de les mettre de côté pour les apporter, quand vous en aurez une bonne quantité, à l’écocentre. En effet, les mettre dans votre bac de recyclage est hasardeux : ils risquent de glisser hors du sac/bac/camion et se retrouver sur la chaussée où ils pourraient fort bien être la source de votre prochaine crevaison. Oh l’ironie…

Avec un peu d’imagination, on peut trouver des manières d’éviter de jeter purement et simplement ce métal à la poubelle.

Et vous? Avez-vous déjà procédé à un tel remplacement? Avez-vous apprécié l’expérience ou vous êtes-vous dit « Plus jamais! » ?

Vélo d’hiver, d’hier et d’aujourd’hui.

En fouillant dans ma chaîne Youtube (encore bien modeste, je dois dire), j’ai retrouvé une animation sur le vélo d’hiver. Je l’ai produite dans le cadre d’un cours en marketing des médias sociaux, en 2014. Puisque c’est assez thématique (ça parle de Noël!), je vous la partage aujourd’hui. Pour ceux qui en doutaient encore, ce n’est pas d’hier que je m’intéresse au sujet!

J’en profite pour vous annoncer la « refonte » de mon blogue: nouveau nom, nouvelle orientation éditoriale (on est sérieux, ici…) et nouvel objectif. En effet, il sera maintenant orienté « affaires », dans le sens où je veux l’intégrer aux autres présences en ligne de mon entreprise, Atelier Véloce. Je parlerai encore en toujours de vélo, bien entendu, mais en me concentrant plus clairement sur les sujets en lien direct avec cet atelier de mécanique vélo mobile qui prend forme depuis quelques mois.

Comme toujours, je suis intéressé par vos commentaires, alors ne vous gênez pas.

Lancement de « L’essentiel du Vélo »

Quoi de plus agréable qu’un vélo bien réglé, en bon état? Rouler sur un tel vélo est un pur plaisir.

Encore faut-il avoir le temps et/ou les connaissances pour s’en occuper. Si ce n’est pas le cas, on peut faire appel aux ateliers de vélo, mais ils sont souvent dans le jus et leurs listes d’attente sont parfois bien longues. De plus, il faut se rendre sur place avec son vélo, ce qui n’est pas toujours possible/facile.

C’est pourquoi je vous offre mes services de mécanicien de vélo mobile. J’utilise pour ce faire un site de réservation hébergé par simplybook.me

Page d’accueil du site

Je suis un fervent cycliste utilitaire depuis 20 ans. J’entretiens mes vélos et ceux de mon entourage depuis longtemps. J’ai mené un « projet-pilote » de mécano vélo mobile il y a quelques années. J’ai aussi entretenu une flotte vélo, les deux derniers été, pour Backroads. Enfin, je travaille cet été dans un atelier vélo. Bref, j’ai de l’expérience.

Quelques-uns de mes outils

Le concept

  1. Tu remarques que ton vélo, il a un problème.
  2. Tu réserves une mise au point, au moins 2 jours d’avance, sur mon site Web. Ou bien un cours, car apprendre à entretenir ton vélo te tente.
  3. Je me déplace, en vélo, pour régler le problème ou présenter une formation. Zéro pollution. Condition essentielle: le lieu choisi doit se trouver dans les quartiers centraux de Québec. Aussi possible: formation à distance via Skype ou Zoom.
  4. Ton vélo va beaucoup mieux.
  5. Tu me donne des sous (un cycliste, ça mange! 😉
  6. Tu es content(e) et je suis content.
Crédit photo: Pierre Bélisle

Services offerts:

  • Ajustement de vitesses
  • Ajustement de freins
  • Remplacement de chaîne
  • Réparation de crevaisons
  • Cours de mécanique vélo

C’est volontairement simple: faut pas se « casser le bicycle ». Pour bon nombre de cyclistes, ces services sont les plus utiles. J’oserais dire « essentiels ». Pour les autres, les ateliers vélo sont une option tout à fait convenable.

Pour l’instant, il est possible de réserver mes services seulement quelques jours par semaine. Cette disponibilité sera ajustée en fonction de la demande. Si vous aimez ce que j’offre, je pourrais éventuellement faire ça à temps plein!

Véhicule de fonction lors d’un test

Remerciements

Je tiens à remercier les personnes suivantes pour leur apport au projet:

  • Émilie Pelletier, pour le nom suggéré: L’essentiel du vélo
  • Pierre Bélisle, pour la photo de la page d’accueil
  • Les personnes suivantes pour leurs judicieux conseils: Hughes Chandonnet, Michaël Gosselin, Caroline Samson, Yanick Beaudoin et Julie Gouin.

Si vous avez des commentaires ou des suggestions, merci de m’en faire part dans les commentaires, ci-dessous. Merci.

Prochaine destination?

C’est pas parce qu’on est coincé chez soi, confiné, qu’il faut mettre une croix sur le voyage. En attendant d’en faire un vrai, je vous invite à voyager dans votre tête.

Je vous partage donc MES meilleures places pour faire du cyclotourisme au Québec. C’est bien subjectif, évidemment.

Bas Saint-Laurent

Le meilleur endroit pour s’initier au cyclotourisme au Québec.

Avantages:

  • Relief plutôt plat, donc pas épuisant du tout.
  • Paysages intéressants: l’estuaire du Saint-Laurent, les collines semblant surgir de nulle part (monadnocks), les Appalaches en toile de fond.
  • La possibilité d’explorer quelques îles grâce aux traversiers: l’Isle-aux-grues, Grosse-Île, Île aux Lièvres.
  • De nombreuses activités de plein air: escalade, kayak de mer, baignade, randonnée pédestre, ornithologie.

Inconvénients:

Le seul qui me vienne à l’esprit, c’est le vent. Idéalement, faites votre voyage d’ouest en est, vous aurez plus de chances de l’avoir dans le dos qu’en plein visage!

Cantons de l’est

C’est ma région natale, alors je dois admettre que je suis un peu biaisé, mais c’est une super région à explorer en vélo. Selon votre niveau de forme, vous pouvez rouler sur du plat (région de Granby, par exemple) ou du très côteux (Mont Sutton ou Mont Mégantic, par exemple).

Avantages:

  • Une région à l’histoire relativement récente mais riche. S’y sont succédé amérindiens, premiers colons loyalistes venant des États-Unis et, finalement, francophones et allophones.
  • Un réseau cyclable bien développé, particulièrement autour de Granby et de Sherbrooke.
  • De magnifiques petits villages tranquilles (ex: North Hatley), des villes animées, une nature sauvage, un terroir riche et varié.
  • Des myriades de lacs où faire trempette lorsqu’il fait trop chaud pour rouler.

Inconvénients :

  • Certains coins sont très isolés et y trouver de l’hébergement peut se révéler difficile.
  • Si vous n’aimez pas les côtes, une bonne portion de la région ne vous intéressera pas: on est dans les Appalaches, après tout!

Prochainement, je compte vous partager mes meilleures destinations pour le cyclotourisme au Canada. Restez à l’affût. 🙂

Qu’est-ce qui vous intéresse?

J’oublie parfois que j’écris pour des lecteurs et lectrices. Vous l’avez peut-être remarqué… Si oui, mea culpa.

Alors que j’ai plus de temps pour écrire, en cette période de pandémie, j’aimerais savoir quels sujets, parmi les suivants, vous intéressent le plus.

  • Urbanisme / exploration urbaine
  • Vélo urbain
  • Cyclotourisme
  • Frugalité
  • Environnement

Vous pouvez me l’indiquer dans les commentaires, ci-bas, ou via Facebook. Je suis facile à trouver.

Si aucun de ces sujets ne vous intéresse, merci de me l’indiquer également. Merci énormément de partager votre opinion. Je vais tenter, autant que possible, de m’en inspirer pour mes prochains articles.

Fizz: « nouveauté » dans le domaine de la téléphonie mobile

Pour certains, ça donnera l’impression d’être du réchauffé. Fizz a été lancé par Vidéotron en septembre 2018, après tout.

Mais, pour moi, c’est relativement nouveau. J’en avais entendu parler sur un blogue, il y a environ 6 mois, puis sur un autre il y a 2 mois et demi. J’ai fini par me renseigner un peu plus et décider de tenter l’expérience. Et c’est un sacré bon choix!

Ça fait maintenant 2 mois que j’ai abandonné Koodo et je n’ai que de bons mots pour Fizz.

Cellulaire

Acheter seulement des données

Un de leurs gros avantages : si on le désire, on peut acheter seulement des données, sans appels. Moi, j’ai combiné ça avec un compte Fongo (gratuit) pour être en mesure de faire des appels en utilisant des données.

Résultat: ça me coûte moins de 20$ par mois au lieu des 45$ que je payais avec Koodo.

Important à mentionner: Faire des appels avec Fongo, c’est pas toujours fiable. À l’occasion, ça coupe sans raison apparente. Pour moi, qui appelle rarement, ça ne dérange pas. Si vous voulez plus de fiabilité pour vos appels, configurez votre forfait pour y inclure des appels. Ça vous coûtera un peu plus cher, mais probablement moins qu’avec votre fournisseur actuel.

Diminution de prix

Une semaine ou deux après avoir adhéré à Fizz, j’ai reçu un courriel m’avisant que le prix de mon forfait avait été revu à la baisse. Pas à la hausse! C’est la première fois que je vis cette situation avec un fournisseur de télécoms et je crois que ça mérite d’être souligné.

Qualité du réseau

Globalement, la qualité du réseau est similaire à celle que j’obtenais avec Koodo. Une fois, j’ai eu l’impression que le réseau était en panne. Ça a duré 3-4 heures et c’était fini. Si ça se trouve, c’était généralisé (panne d’une antenne cellulaire dans le secteur). Je suis bien prêt à « supporter » ça pour économiser plus de 50% pour mon forfait de cellulaire.

En bref

Très bon service, pas cher. J’aime vraiment ça. C’est pourquoi je vous en parle ici.

Si vous décidez de faire affaire avec Fizz, je vous recommande d’utiliser le code de référence suivant: UDQUX

Ça vous donnera un rabais de 35$ (avant le 15 janvier 2020). Et moi aussi. Ne me remerciez pas.

En vélo à Majorque et à Barcelone

 

Voici la suite de mon voyage de cyclotourisme en Europe, à l’automne 2019.

Vous trouverez la première partie ici.

Je suis arrivé à Barcelone le 30 octobre. C’est une ville intéressante à explorer à vélo. Elle possède un dense réseau de bandes et pistes cyclables qui rend les déplacements faciles et sécuritaires. En tant que cycliste, je me suis senti respecté. Un exemple? Ce supermarché Lidl, près du port, où on peut stationner notre vélo À L’INTÉRIEUR.

Wow.

stationnement vélo Lidl
La capitale de la Catalogne possède également un beau port. J’ai bien aimé l’explorer un peu avant de monter à bord du traversier à destination d’Alcudia, à Majorque.

port Barcelone

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Arrivé  très tôt sur l’île (4h20), je découvre une ville endormie mais magnifique. La Porta del Moll, par exemple, est impressionnante et majestueuse.

Porta_del_moll

Alors que le soleil se lève, je descend vers le sud. Je savais que Majorque est une destination cycliste d’importance. Mais je ne savais pas à quel point! La route MA-12 est bordée de nombreux magasins qui louent et vendent des vélos.

Je trouve une grande carte de l’île juste à côté. Bel aperçu des possibilités de randonnées! Pour ceux que ça intrigue, « Eingang » signifie « Entrée » en allemand. C’est dire à quel point les germanophones sont nombreux dans ce coin de la Méditerranée.

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Vers le milieu de la journée, me voilà déjà rendu à peu près au centre de l’île. Cette dernière n’est pas très grande, c’est évident. Elle recèle néanmoins plusieurs belles surprises. Comme ce vélodrome, à Sineu.

La culture cycliste est bien implantée. À tel point que ce restaurant utilise un « grand-bi » comme décoration. Sympa.

Je termine cette première journée chez un hôte du réseau Warmshowers, Pau Oliver. Il vit dans la campagne avec sa femme, Chris, et leur fils. Petite maison toute simple qui n’est pas connectée au réseaux d’eau et d’électricité. Production solaire et puits suffisent. En soirée, j’apprends quelques mots de Catalan grâce à Chris qui a déjà étudié le français à l’école. Elle joue à l’interprète pour son conjoint et moi.

Le lendemain matin, juste avant mon départ, toute la famille (parents de Chris inclus) prend la pose. Quelle belle famille et quel privilège d’avoir pu les rencontrer!

Pau family

Ce soir-là, je n’avais prévu aucun hébergement « normal » (camping, hôtel, etc.). Je comptais trouver un « spot » à la campagne où planter ma tente . Bivouaquer, comme ils disent en France.

Mission difficile. À peu près tous les terrains sont privés.

Mais j’ai réussi en m’installant dans un chantier de construction abandonné. Je l’ai trouvé un peu à l’est de Manacor, la deuxième plus grande ville de Majorque (après Palma).

Avez-vous déjà essayé de planter des piquets dans le béton? Bonne chance! Heureusement que le vent était faible. L’endroit était tranquille, à part les aboiements de quelques chiens des environs.

Évidemment, le climat de la région n’a rien à voir avec celui du Québec. Ce cactus de grande taille en est une preuve éclatante. Climat méditerranéen = flore adaptée.

Comme moi, quelques-uns de mes collègues de Backroads ont voulu couronner leur séjour en Europe par des vacances au soleil. Ils ont loué une maison à Son Serra de Marina, sur la côte est. Je l’ai appris (j’ai mes sources!) et je me suit joint à eux. J’ai passé deux nuits à cet endroit avant de reprendre la route, cette fois pour Porreres.

C’est dans cette petite ville du centre de l’île que j’ai vu une belle murale, juste à côté de l’auditorium municipal. Remarquez le bas de la rampe, en forme de volute de violon. 🙂

Arrivé trop tôt chez Eusebio, mon hôte Warmshowers local, j’ai du temps libre. Une colline, à faible distance, attire mon regard. À son somment trône le sanctuaire Monti-Sion. Je roule en sa direction en me disant: « Je pourrais essayer de grimper là-haut avant le crépuscule ». Chargé comme un mulet, j’ai néanmoins apprécié l’expérience. Ce fût un des moments marquants de mon passage sur l’île.

Quelle vue de là-haut!

Monti-Sion

Après une nuit à Porreres, retour à Son Serra de Marina, à la maison louée par mes collègues. Un petit dodo et direction nord pour une visite, quasi-obligée, à Formentor. Une Mecque du cyclisme sur route, à en croire le nombre de compagnons sur deux roues rencontrés en ce début de novembre!

En route, je fais halte à Port de Pollença. Comme le dit un bel euphémisme Made in Québec: c’est pas laid du tout! Pour ne rien gâcher, une magnifique piste cyclable longe la plage. Le bonheur.

 

La péninsule de Formentor, vue depuis le Talaia d’ Albercutx.

Le Talaia en question est une tour d’observation datant de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle. Elle faisait partie d’un réseau de tours communiquant entre elles par signaux de fumée ou lumineux (feu). Leur but était d’informer Palma, dans l’ouest de l’île, de toute attaque de corsaire. Ça vous fait penser à une scène du Seigneur des Anneaux? Moi aussi. Est-ce que Tolkien le savait avant d’écrire son chef d’oeuvre? Aucune idée.

C’est beau, là-haut, mais venteux et pas très chaud! Après 2-3 heures un peu frisquettes, je rebrousse chemin et vais explorer Pollença. Où je trouve, oh joie!, un pont romain. Après avoir observé un aqueduc romain dans la vallée de la Loire et le pont du Gard (aussi d’origine romaine) près d’Avignon, je développe une passion pour les infrastructures de ce grand empire.

Quelques jours avant la fin de mon séjour majorquin, je quitte la côte est pour de bon. Je roule jusqu’à Manacor, terminus ferroviaire, pour prendre le train. Destination? Santa Maria del Cami, un peu à l’est de Palma. Mon but est d’explorer cette zone et, surtout, de flirter avec les montagnes.

J’y goûte assez solidement en grimpant vers le Monastère de Lluc. Routes en lacets et vues époustouflantes se succèdent. Heureusement pour moi, il y a quelques bons endroits pour s’arrêter et reprendre son souffle.

Vous aimez les virages en épingle? Vous êtes servi, ici!

La route entre Caimari et Lluc est une des plus belles que j’aie pu voir.

Après mon séjour de 10 jours sur l’île, je suis retourné à Barcelone pour quelques jours avant de retourner à la maison. J’ai vu de bien belles choses, mais n’étant pas un grand amateur de villes populeuses, je n’ai pris que quelques photos, dont celle ci-haut, un peu à l’ouest du parc de Montjuïc et des installations olympiques.

En conclusion, voici les principaux avantages et inconvénients de Majorque (à mon humble avis de néophyte):

Avantages

Au début novembre, les routes sont assez tranquilles, en général. Surtout, elles sont de très bonne qualité. L’absence de gel sur l’ensemble du territoire explique sûrement une bonne partie de ce constat.

Les cyclistes sont les bienvenus. En témoigne la pléthore de magasins de vélos offrant de la location de montures, entre autres. Plus largement, on se sent en sécurité sur les routes.

Il y a une belle diversité de paysages et de défis cyclistes. Plaine, vallées, montagnes: on y trouve de tout, pour tous les goûts.

Le réseau ferroviaire donne accès à la plupart des secteurs de l’île à un coût raisonnable. Il est facile de voyager avec votre vélo en train. Évitez cependant les heures de pointe si vous voulez maximiser vos chances de monter à bord!

L’horaire du traversier (départ de Barcelone vers 22h, arrivée à Alcudia tôt le matin) permet de ne pas perdre une journée en déplacement. En choisissant de payer un peu plus pour un fauteuil inclinable confortable, il est possible de dormir quelques heures et d’arriver en assez bonne forme.

Inconvénients

L’horaire du traversier entre Barcelone et Alcudia a aussi sa contrepartie. Arriver à 4h20, ce n’est pas idéal. Il n’y a pas grand chose à faire en ville à cette heure-là, on ne voit pas grand chose et aucun commerce n’est ouvert.

Le fait de rouler sur une île de dimension modeste a pour effet de rendre les journées venteuses… très venteuses parfois. J’ai principalement souvenir de mon escapade à Formentor et des vents en bourrasque que j’ai affrontés. Vous êtes sensibles au vertige? C’est un « pensez-y bien »!

Barrière linguistique: vous avez des rudiments en espagnol et pensez que cela devrait suffire à Majorque? C’est plus ou moins vrai. La langue locale, c’est le Majorquin, qui est en fait le catalan parlé à Majorque. Les résidents comprennent le castillan (l’espagnol), mais j’ai eu l’impression que la volonté d’indépendance de la majorité de la population fait en sorte que cette langue n’est pas vraiment la bienvenue… Je vous suggère d’apprendre quelques formules de base, en catalan, afin de respecter les personnes que vous rencontrerez.

Globalement, j’ai adoré mon expérience à Majorque. La fin d’octobre et le début de novembre me semblent de très bonnes périodes pour visiter cette perle de la Méditerranée: peu de visiteurs, climat doux sans être trop frais.