Le moustachu qui a changé ma vie

Le titre est volontairement accrocheur. Les grands médias ont de l’influence sur moi (soupir). 🙂

mmm

Mr Money Mustache n’a pas littéralement changé ma vie. Mais disons qu’il l’a infléchi de manière substantielle. J’ai commencé à lire ces articles de blog il y a environ 1 an et je ne reviendrais pas en arrière.

Si vous n’avez jamais entendu parler de lui, disons que c’est comme un Pierre-Yves McSween sur les stéroïdes… Il ne fait pas qu’inciter les gens à surveiller leurs dépenses (« En as-tu vraiment besoin? »), il leur explique comment atteindre la liberté financière beaucoup plus rapidement que la moyenne. Pas facilement, mais rapidement.

J’écris ce billet pour que plus de gens, au Québec, prennent connaissance des idées et méthodes proposées par ce promoteur de la frugalité, du vélo comme moyen de transport utilitaire et de la retraite anticipée.

Au cours des prochains mois, si j’ai un peu de temps, je détaillerai comment sa pensée m’influence et quels sont les effets concrets.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture!

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Voyager à coût nul

Mes lecteurs assidus connaissent ma passion pour le voyage en vélo. Vous pouvez d’ailleurs bénéficier de mon expérience en lisant d’anciens billets de mon blogue, comme celui-ci.

Souhaitant prolonger mes voyages, je cherche depuis quelques années comment les rendre « productifs », au sens financier du terme. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à travailler pour Backroads l’année dernière. J’ai travaillé à Canmore, près de Calgary, plus de deux mois. Cette région a tout pour plaire aux amateurs de plein-air et de vélo.

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Un vélo chargé comme une mule, au centre-ville de Canmore.

Récemment, une chronique de Mylène Moisan, dans Le Soleil, m’a fortement inspiré. À la suite de cette lecture, j’ai élaboré un projet de voyage hors du commun.

Voyager et gagner sa croûte: plan sommaire vers l’évasion durable

Cette année, à la fin de ma saison de travail pour Backroads, je serai peut-être dans la région de Québec (à la fin d’août) ou à Canmore (Alberta) à la fin du mois d’octobre. Cette localisation sera confirmée au cours de l’été, en fonction des besoins de l’entreprise.

En fonction de ma localisation à ce moment, je prévois de:

OPTION 1

Rouler de Québec jusqu’à la capitale américaine, Washington, en passant par Boston. L’idée étant de me déplacer assez rapidement pour suivre les températures douces. Au besoin, je prendrai l’autobus ou le train pour aller plus vite et éviter certaines zones froides / montagneuses. Il s’agit d’un trajet de plus ou moins 1500 km. En roulant 60 km par jour en moyenne, j’estime que ce périple me prendra 25 jours.

Pour retourner à Québec, je choisirai l’avion ou le train en fonction des coûts et du temps nécessaire.

OU

OPTION 2

Prendre l’avion à Canmore pour aller dans le sud des États-Unis ou au Mexique et explorer le coin pendant un mois et demi avant de retourner au Québec. Difficile d’anticiper le kilométrage pour ce genre de trajet, mais 2000 km me semble raisonnable.

Dans les deux cas, je veux être de retour vers la mi-décembre pour passer le temps des Fêtes avec ma copine.

Et l’argent, dans tout ça?

Certains se demanderont comment je compte « financer » ce voyage. C’est ici que la chronique de Mylène Moisan entre en jeu. Tout comme de nombreux principes de frugalité (Mr Money Moustache, Moneyless manifesto).

J’ai l’intention de:

  • Faire du troc tout au long du voyage. Par exemple, je veux échanger mon aide comme mécano vélo contre de la nourriture, de l’hébergement ou un peu d’argent. Je prévois installer une affiche sur mes sacoches de vélo pour annoncer mes services.
  • Utiliser Warmshowers pour rencontrer d’autres passionnés de voyages à vélo et être hébergé gratuitement.
  • Pratiquer le Déchétarisme (Dumpster diving) afin de réduire mes dépenses alimentaires. Rassurez-vous, je ne vais pas manger n’importe quoi, je veux simplement combiner réduction du gaspillage et voyage frugal.
  • Tenter au moins une méthode d’échange de travail contre hospitalité, comme le wwoofing, Workaway ou HelpX.
  • Visiter les auberges de jeunesse locales pour découvrir les opportunités d’activités gratuites et/ou de travail temporaire dans la région.

La suite des choses

Prenons pour acquis que tout se passe bien et que je gagne au moins autant d’argent que ce que je dépense. Je vais alors revenir pour passer Noël avec Sylvie et repartir en janvier pour quelques mois de plus. En attendant la prochaine saison de Backroads ou que je réussisse à convaincre ma copine de me suivre dans mes aventures (LE vrai défi).

Sinon, je reviendrai simplement lorsque j’en aurai assez ou que mon budget de voyage sera presqu’à sec.

« Pourquoi racontes-tu tout ça »?

Tout d’abord, parce que je crois en l’intelligence collective. Vos commentaires, interrogations et suggestions ne peuvent que m’aider à peaufiner ce projet et à accroître mes chances de réussite. Alors, n’hésitez pas à utiliser la section « commentaires » de ce billet de blog. Les commentaires constructifs et les bonnes idées sont toujours bienvenus.

Ensuite, je pense que le fait d’annoncer ce projet « publiquement » va contribuer à me motiver à le réaliser et à faire plus qu’en parler. Vous êtes maintenant les témoins de ma volonté de le réaliser. Vous serez donc à même de me ramener à l’ordre si je procrastine. Vous êtes la voix de ma conscience! 🙂

Sur ce, bonne fin d’hiver.

Vélo d’hiver: mais pourquoi donc?

Depuis maintenant plus de 10 ans, je roule en vélo tout au long de l’année. Voici d’ailleurs la monture que j’utilise depuis deux ans pour mes déplacements hivernaux.

velo

Bien que le vélo hivernal gagne en popularité, il demeure, il faut l’admettre, plutôt marginal (voir ce document produit par Vélo Québec, en page 7).

Si vous faites partie de la majorité qui n’a jamais essayé, vous avez probablement plein de questions sur le sujet.

Par exemple, pourquoi faire du vélo en hiver?

Les bénéfices sont nombreux:

  • santé physique,
  • santé mentale,
  • environnement,
  • économie.

Regardez autour de vous: surtout en cette période de l’année, les bedonnants sont nombreux. Rester actif à l’année longue permet de contrer cette tendance à l’obésité qui devient assez préoccupante en Occident. (Bon, faudrait aussi arrêter d’acheter de la nourriture de m…. dans certains restaurants, mais c’est une autre histoire).

Le manque de luminosité, journées plus courtes obligent, cause de nombreux problèmes de dépression saisonnière. Pratiquer une activité de plein air, ne serait-ce qu’une ou deux fois par semaine, combat les blues de l’hiver. Pour ma part, depuis que je fais du vélo en hiver, mes problèmes de déprime saisonnière sont presque disparus. Yeah!

Bref, rouler à vélo l’hiver, c’est bon pour la santé. Même en prenant en considération les risques d’accident, au demeurant bien plus faibles que ceux que les automobilistes affrontent.

Ensuite, remplacer un déplacement en voiture par son équivalent en vélo diminue clairement son impact sur l’environnement. Nous savons tous que les changements climatiques sont le plus grave danger qui menace l’humanité. En enfourchant un vélo, vous faites partie de la solution!

Enfin, troquer une auto pour un vélo, en toutes saisons, permet de réaliser de sérieuses économies. Si l’on se fie aux données de CAA-Québec (datant déjà de 2013…!), il coûte de 6500 $ à 9000 $ par année pour posséder, entretenir, assurer et immatriculer une voiture. C’est bien plus que vous ne l’auriez imaginer, n’est-ce pas? Que feriez-vous avec un montant de la sorte? En profiter pour travailler moins et profiter de la vie en famille? Prendre votre retraite plus tôt? Peu importe le projet, ces dollars additionnels ne devraient pas vous faire de mal.

Comme vous pouvez le constater, les raisons de passer à l’action ne manquent pas. D’ailleurs, si vous avez envie de vous initier au vélo d’hiver, ou simplement de rencontrer des passionnés, je vous invite à participer au Winter Bike to Work Day, le 8 février. Celui-ci a lieu un peu partout dans le monde, dont à Québec.

Vous avez des questions supplémentaires? N’hésitez pas à les poser dans la section  « commentaires » ci-dessous.

Le temps de l’action

Protéger l’environnement a longtemps été perçu comme une lubie de riches ou d’écolos, un caprice pas très sérieux.
Depuis quelques années, la science a démontré que les changements climatiques ont de graves conséquences sur l’humanité. 
 
Les cataclysmes météorologiques de plus en plus fréquents accroissent le nombre de réfugiés. Ces déplacements de population sont susceptibles de générer des conflits importants. Sans parler des épidémies et autres conséquences désastreuses liées à une hausse globale de la température sur terre. S’engager dans la lutte contre les changements climatiques, c’est donc nous protéger nous-même.
 
Une fois le constat posé, il est temps de passer à l’action.
 
Voici quelques suggestions, certaines toutes simples, d’autres plus exigeantes:
 
– Diminuez votre consommation de viande. Mieux, devenez végétarien.
– Cesser de laisser tourner le moteur de votre véhicule au ralenti. Il pollue plus qu’à son régime normal (en roulant).
– Utiliser les transports actifs (marche, vélo, etc) le plus souvent possible. Marcher jusqu’au dépanneur du coin, plutôt qu’utiliser sa voiture, fait du bien à la santé de tous: marcheur, planète et voisins.
– Remplacez l’achat de biens neufs par de l’usagé. Réutiliser pollue beaucoup moins que produire.
– Une fois par semaine, laissez votre voiture à la maison et rendez-vous au travail en transport en commun.
– Envisagez de déménager pour vous rapprocher de votre lieu de travail ou de vos principales occupations. Autre option: demandez à votre employeur si le télétravail est une option envisageable.
– Demandez à votre entourage, au travail ou à ailleurs, s’ils seraient intéressés à covoiturer. Diminuez vos trajets en « auto-solo ».
 
Pour plus d’idées du même acabit, je vous invite à visiter le site du Pacte pour la transition (https://www.lepacte.ca/) et, si ce n’est pas déjà fait, à le signer.
Alexandre St-Laurent

Montagnes, vélos et cie

Du 2 au 14 mai, j’ai eu la chance de visiter un peu la région de Salt Lake City dans le cadre d’une formation pour l’entreprise Backroads.

Je vous livre ici quelques photos et des explications.

En roulant vers l’entrepôt de Backroads, dans un quartier industriel, j’ai découvert un atelier vélo communautaire : Bike Collective

Je n’ai pas pris le temps d’entrer pour visiter (honte à moi!). Mais l’extérieur était tellement beau que j’ai fait un vrai kid Kodak de moi-même.

Un autre aspect de la région qui mérite mention: le réseau de tramway. J’ai testé, avec un vélo, et c’est concluant. J’ai vraiment hâte que Québec ait son propre tramway!

Parlant de transports, l’Utah semble assez avancée en matière de mobilité électrique. Par exemple, j’ai pu observer un stationnement avec abris solaires. Pour ceux qui connaissent le nouveau stationnement du magasin Simmons des Galeries de la Capitale, c’est le même principe.

Selin toutes vraisemblances, la sécurité routière est importante, là-bas. À preuve, cette remorque/pancarte qui rappelle de laisser au moins 3 pieds (1 mètre) aux cyclistes lors de dépassements.

En terminant, quelques photos d’art urbain que j’ai beaucoup apprécié.

Le plan d’évasion

Non, je n’ai pas été emprisonné au cours des derniers mois sans que vous le sachiez…

Il y a plusieurs formes d’évasion. Aller rouler au soleil de Cuba pendant deux semaines en est une!

Eh oui! Du 17 au 31 janvier, votre humble scribouilleur arpentera les routes du centre de Cuba. Atterrissage à Santa-Clara. Le trajet précis n’est pas encore défini, mais ressemblera probablement à ça.

La fébrilité des découvertes. La soif de changer d’air. Appelez ça comme vous voulez, moi j’ai les paroles de Robert Charlebois en tête: « Demain l’hiver, je m’en fous, je m’en vais dans le Sud au soleil, me baigner dans la mer… »

Premier voyage dans le sud depuis mon enfance (le classique voyage à Disney World avec les parents, vers 11 ans) et, surtout, premier voyage en solo depuis plusieurs années. Ma copine ne peut pas se joindre à moi cette fois-ci.

D’ailleurs, je vous lance une invitation: venez rouler avec moi!

C’est une invitation un peu folle, je vous l’accorde. Ça prend un certain temps pour organiser un voyage et je doute que l’un de vous soit en mesure de m’accompagner. Mais bon, je ne suis pas à une folie près!

Dans quelques semaines, peut-être: un compte-rendu de ce voyage.

En attendant, bon hiver (je sais, c’est un peu baveux mais je l’assume!).

 

Des travaux qui augurent bien

J’ai exploré, ce mercredi 17 mai, une partie du réseau cyclable de la région de Québec.

Ce que j’ai observé est, dans l’ensemble, encourageant.

Prenons le cas le plus spectaculaire: la passerelle cyclable Harlaka. Destinée à relier le parcours des Anses (près du fleuve) et la cyclo-route de Bellechasse, elle enjambe l’autoroute Jean-Lesage (la 20). Elle permettra d’aller se promener en campagne facilement et, surtout, sans avoir besoin de rouler sur une route achalandée où les voitures roulent vite. Je suis persuadé que le réseau cyclable de la rive sud de Québec en sera amélioré de façon notable.

Les travaux en cours devraient être terminés prochainement. En effet, la randonnée à vélo du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, doit l’emprunter le 17 juin prochain.


Si on se rapproche du fleuve, entre la route 132 et le chemin des Forts, d’autres travaux sont en cours. Rien qui n’empêche de passer, mais il vaut mieux mettre le pied à terre si vous avez des pneus étroits: le sol est meuble et des dérapages sont à craindre.

 

La zone du terminal des traversiers, du côté de Lévis, se refait (encore!) une beauté. Les travaux affectent le tracé de la piste cyclable et la signalisation du détour n’est pas toujours aussi claire qu’elle le devrais. Un conseil: ralentissez et regardez bien où vous roulez!

 

Enfin, pour terminer sur une note positive, les travaux de la place des Canotiers, dans le Vieux-Port de Québec, vont bon train. Comme Le Soleil nous l’apprenait à la fin d’avril, les cyclistes pourront rouler en bordure de cette place, parallèlement à la rue Dalhousie, jusqu’à la rue de la Montagne. Ensuite, la piste se poursuivra sur rue. J’ai pu jeter un œil à l’asphalte toute neuve de la portion « hors-rue » et ça augure bien!

 

Et vous? Avez-vous assisté à des travaux dignes de mention sur le réseau cyclable récemment? Si oui, j’aimerais que vous m’en parliez: laissez un commentaire au bas de ce billet.