Lancement de « L’essentiel du Vélo »

Quoi de plus agréable qu’un vélo bien réglé, en bon état? Rouler sur un tel vélo est un pur plaisir.

Encore faut-il avoir le temps et/ou les connaissances pour s’en occuper. Si ce n’est pas le cas, on peut faire appel aux ateliers de vélo, mais ils sont souvent dans le jus et leurs listes d’attente sont parfois bien longues. De plus, il faut se rendre sur place avec son vélo, ce qui n’est pas toujours possible/facile.

C’est pourquoi je vous offre mes services de mécanicien de vélo mobile. J’utilise pour ce faire un site de réservation hébergé par simplybook.me

Page d’accueil du site

Je suis un fervent cycliste utilitaire depuis 20 ans. J’entretiens mes vélos et ceux de mon entourage depuis longtemps. J’ai mené un « projet-pilote » de mécano vélo mobile il y a quelques années. J’ai aussi entretenu une flotte vélo, les deux derniers été, pour Backroads. Enfin, je travaille cet été dans un atelier vélo. Bref, j’ai de l’expérience.

Quelques-uns de mes outils

Le concept

  1. Tu remarques que ton vélo, il a un problème.
  2. Tu réserves une mise au point, au moins 2 jours d’avance, sur mon site Web. Ou bien un cours, car apprendre à entretenir ton vélo te tente.
  3. Je me déplace, en vélo, pour régler le problème ou présenter une formation. Zéro pollution. Condition essentielle: le lieu choisi doit se trouver dans les quartiers centraux de Québec. Aussi possible: formation à distance via Skype ou Zoom.
  4. Ton vélo va beaucoup mieux.
  5. Tu me donne des sous (un cycliste, ça mange! 😉
  6. Tu es content(e) et je suis content.
Crédit photo: Pierre Bélisle

Services offerts:

  • Ajustement de vitesses
  • Ajustement de freins
  • Remplacement de chaîne
  • Réparation de crevaisons
  • Cours de mécanique vélo

C’est volontairement simple: faut pas se « casser le bicycle ». Pour bon nombre de cyclistes, ces services sont les plus utiles. J’oserais dire « essentiels ». Pour les autres, les ateliers vélo sont une option tout à fait convenable.

Pour l’instant, il est possible de réserver mes services seulement quelques jours par semaine. Cette disponibilité sera ajustée en fonction de la demande. Si vous aimez ce que j’offre, je pourrais éventuellement faire ça à temps plein!

Véhicule de fonction lors d’un test

Remerciements

Je tiens à remercier les personnes suivantes pour leur apport au projet:

  • Émilie Pelletier, pour le nom suggéré: L’essentiel du vélo
  • Pierre Bélisle, pour la photo de la page d’accueil
  • Les personnes suivantes pour leurs judicieux conseils: Hughes Chandonnet, Michaël Gosselin, Caroline Samson, Yanick Beaudoin et Julie Gouin.

Si vous avez des commentaires ou des suggestions, merci de m’en faire part dans les commentaires, ci-dessous. Merci.

Prochaine destination?

C’est pas parce qu’on est coincé chez soi, confiné, qu’il faut mettre une croix sur le voyage. En attendant d’en faire un vrai, je vous invite à voyager dans votre tête.

Je vous partage donc MES meilleures places pour faire du cyclotourisme au Québec. C’est bien subjectif, évidemment.

Bas Saint-Laurent

Le meilleur endroit pour s’initier au cyclotourisme au Québec.

Avantages:

  • Relief plutôt plat, donc pas épuisant du tout.
  • Paysages intéressants: l’estuaire du Saint-Laurent, les collines semblant surgir de nulle part (monadnocks), les Appalaches en toile de fond.
  • La possibilité d’explorer quelques îles grâce aux traversiers: l’Isle-aux-grues, Grosse-Île, Île aux Lièvres.
  • De nombreuses activités de plein air: escalade, kayak de mer, baignade, randonnée pédestre, ornithologie.

Inconvénients:

Le seul qui me vienne à l’esprit, c’est le vent. Idéalement, faites votre voyage d’ouest en est, vous aurez plus de chances de l’avoir dans le dos qu’en plein visage!

Cantons de l’est

C’est ma région natale, alors je dois admettre que je suis un peu biaisé, mais c’est une super région à explorer en vélo. Selon votre niveau de forme, vous pouvez rouler sur du plat (région de Granby, par exemple) ou du très côteux (Mont Sutton ou Mont Mégantic, par exemple).

Avantages:

  • Une région à l’histoire relativement récente mais riche. S’y sont succédé amérindiens, premiers colons loyalistes venant des États-Unis et, finalement, francophones et allophones.
  • Un réseau cyclable bien développé, particulièrement autour de Granby et de Sherbrooke.
  • De magnifiques petits villages tranquilles (ex: North Hatley), des villes animées, une nature sauvage, un terroir riche et varié.
  • Des myriades de lacs où faire trempette lorsqu’il fait trop chaud pour rouler.

Inconvénients :

  • Certains coins sont très isolés et y trouver de l’hébergement peut se révéler difficile.
  • Si vous n’aimez pas les côtes, une bonne portion de la région ne vous intéressera pas: on est dans les Appalaches, après tout!

Prochainement, je compte vous partager mes meilleures destinations pour le cyclotourisme au Canada. Restez à l’affût. 🙂

Qu’est-ce qui vous intéresse?

J’oublie parfois que j’écris pour des lecteurs et lectrices. Vous l’avez peut-être remarqué… Si oui, mea culpa.

Alors que j’ai plus de temps pour écrire, en cette période de pandémie, j’aimerais savoir quels sujets, parmi les suivants, vous intéressent le plus.

  • Urbanisme / exploration urbaine
  • Vélo urbain
  • Cyclotourisme
  • Frugalité
  • Environnement

Vous pouvez me l’indiquer dans les commentaires, ci-bas, ou via Facebook. Je suis facile à trouver.

Si aucun de ces sujets ne vous intéresse, merci de me l’indiquer également. Merci énormément de partager votre opinion. Je vais tenter, autant que possible, de m’en inspirer pour mes prochains articles.

Fizz: « nouveauté » dans le domaine de la téléphonie mobile

Pour certains, ça donnera l’impression d’être du réchauffé. Fizz a été lancé par Vidéotron en septembre 2018, après tout.

Mais, pour moi, c’est relativement nouveau. J’en avais entendu parler sur un blogue, il y a environ 6 mois, puis sur un autre il y a 2 mois et demi. J’ai fini par me renseigner un peu plus et décider de tenter l’expérience. Et c’est un sacré bon choix!

Ça fait maintenant 2 mois que j’ai abandonné Koodo et je n’ai que de bons mots pour Fizz.

Cellulaire

Acheter seulement des données

Un de leurs gros avantages : si on le désire, on peut acheter seulement des données, sans appels. Moi, j’ai combiné ça avec un compte Fongo (gratuit) pour être en mesure de faire des appels en utilisant des données.

Résultat: ça me coûte moins de 20$ par mois au lieu des 45$ que je payais avec Koodo.

Important à mentionner: Faire des appels avec Fongo, c’est pas toujours fiable. À l’occasion, ça coupe sans raison apparente. Pour moi, qui appelle rarement, ça ne dérange pas. Si vous voulez plus de fiabilité pour vos appels, configurez votre forfait pour y inclure des appels. Ça vous coûtera un peu plus cher, mais probablement moins qu’avec votre fournisseur actuel.

Diminution de prix

Une semaine ou deux après avoir adhéré à Fizz, j’ai reçu un courriel m’avisant que le prix de mon forfait avait été revu à la baisse. Pas à la hausse! C’est la première fois que je vis cette situation avec un fournisseur de télécoms et je crois que ça mérite d’être souligné.

Qualité du réseau

Globalement, la qualité du réseau est similaire à celle que j’obtenais avec Koodo. Une fois, j’ai eu l’impression que le réseau était en panne. Ça a duré 3-4 heures et c’était fini. Si ça se trouve, c’était généralisé (panne d’une antenne cellulaire dans le secteur). Je suis bien prêt à « supporter » ça pour économiser plus de 50% pour mon forfait de cellulaire.

En bref

Très bon service, pas cher. J’aime vraiment ça. C’est pourquoi je vous en parle ici.

Si vous décidez de faire affaire avec Fizz, je vous recommande d’utiliser le code de référence suivant: UDQUX

Ça vous donnera un rabais de 35$ (avant le 15 janvier 2020). Et moi aussi. Ne me remerciez pas.

En vélo à Majorque et à Barcelone

 

Voici la suite de mon voyage de cyclotourisme en Europe, à l’automne 2019.

Vous trouverez la première partie ici.

Je suis arrivé à Barcelone le 30 octobre. C’est une ville intéressante à explorer à vélo. Elle possède un dense réseau de bandes et pistes cyclables qui rend les déplacements faciles et sécuritaires. En tant que cycliste, je me suis senti respecté. Un exemple? Ce supermarché Lidl, près du port, où on peut stationner notre vélo À L’INTÉRIEUR.

Wow.

stationnement vélo Lidl
La capitale de la Catalogne possède également un beau port. J’ai bien aimé l’explorer un peu avant de monter à bord du traversier à destination d’Alcudia, à Majorque.

port Barcelone

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Arrivé  très tôt sur l’île (4h20), je découvre une ville endormie mais magnifique. La Porta del Moll, par exemple, est impressionnante et majestueuse.

Porta_del_moll

Alors que le soleil se lève, je descend vers le sud. Je savais que Majorque est une destination cycliste d’importance. Mais je ne savais pas à quel point! La route MA-12 est bordée de nombreux magasins qui louent et vendent des vélos.

Je trouve une grande carte de l’île juste à côté. Bel aperçu des possibilités de randonnées! Pour ceux que ça intrigue, « Eingang » signifie « Entrée » en allemand. C’est dire à quel point les germanophones sont nombreux dans ce coin de la Méditerranée.

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Vers le milieu de la journée, me voilà déjà rendu à peu près au centre de l’île. Cette dernière n’est pas très grande, c’est évident. Elle recèle néanmoins plusieurs belles surprises. Comme ce vélodrome, à Sineu.

La culture cycliste est bien implantée. À tel point que ce restaurant utilise un « grand-bi » comme décoration. Sympa.

Je termine cette première journée chez un hôte du réseau Warmshowers, Pau Oliver. Il vit dans la campagne avec sa femme, Chris, et leur fils. Petite maison toute simple qui n’est pas connectée au réseaux d’eau et d’électricité. Production solaire et puits suffisent. En soirée, j’apprends quelques mots de Catalan grâce à Chris qui a déjà étudié le français à l’école. Elle joue à l’interprète pour son conjoint et moi.

Le lendemain matin, juste avant mon départ, toute la famille (parents de Chris inclus) prend la pose. Quelle belle famille et quel privilège d’avoir pu les rencontrer!

Pau family

Ce soir-là, je n’avais prévu aucun hébergement « normal » (camping, hôtel, etc.). Je comptais trouver un « spot » à la campagne où planter ma tente . Bivouaquer, comme ils disent en France.

Mission difficile. À peu près tous les terrains sont privés.

Mais j’ai réussi en m’installant dans un chantier de construction abandonné. Je l’ai trouvé un peu à l’est de Manacor, la deuxième plus grande ville de Majorque (après Palma).

Avez-vous déjà essayé de planter des piquets dans le béton? Bonne chance! Heureusement que le vent était faible. L’endroit était tranquille, à part les aboiements de quelques chiens des environs.

Évidemment, le climat de la région n’a rien à voir avec celui du Québec. Ce cactus de grande taille en est une preuve éclatante. Climat méditerranéen = flore adaptée.

Comme moi, quelques-uns de mes collègues de Backroads ont voulu couronner leur séjour en Europe par des vacances au soleil. Ils ont loué une maison à Son Serra de Marina, sur la côte est. Je l’ai appris (j’ai mes sources!) et je me suit joint à eux. J’ai passé deux nuits à cet endroit avant de reprendre la route, cette fois pour Porreres.

C’est dans cette petite ville du centre de l’île que j’ai vu une belle murale, juste à côté de l’auditorium municipal. Remarquez le bas de la rampe, en forme de volute de violon. 🙂

Arrivé trop tôt chez Eusebio, mon hôte Warmshowers local, j’ai du temps libre. Une colline, à faible distance, attire mon regard. À son somment trône le sanctuaire Monti-Sion. Je roule en sa direction en me disant: « Je pourrais essayer de grimper là-haut avant le crépuscule ». Chargé comme un mulet, j’ai néanmoins apprécié l’expérience. Ce fût un des moments marquants de mon passage sur l’île.

Quelle vue de là-haut!

Monti-Sion

Après une nuit à Porreres, retour à Son Serra de Marina, à la maison louée par mes collègues. Un petit dodo et direction nord pour une visite, quasi-obligée, à Formentor. Une Mecque du cyclisme sur route, à en croire le nombre de compagnons sur deux roues rencontrés en ce début de novembre!

En route, je fais halte à Port de Pollença. Comme le dit un bel euphémisme Made in Québec: c’est pas laid du tout! Pour ne rien gâcher, une magnifique piste cyclable longe la plage. Le bonheur.

 

La péninsule de Formentor, vue depuis le Talaia d’ Albercutx.

Le Talaia en question est une tour d’observation datant de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle. Elle faisait partie d’un réseau de tours communiquant entre elles par signaux de fumée ou lumineux (feu). Leur but était d’informer Palma, dans l’ouest de l’île, de toute attaque de corsaire. Ça vous fait penser à une scène du Seigneur des Anneaux? Moi aussi. Est-ce que Tolkien le savait avant d’écrire son chef d’oeuvre? Aucune idée.

C’est beau, là-haut, mais venteux et pas très chaud! Après 2-3 heures un peu frisquettes, je rebrousse chemin et vais explorer Pollença. Où je trouve, oh joie!, un pont romain. Après avoir observé un aqueduc romain dans la vallée de la Loire et le pont du Gard (aussi d’origine romaine) près d’Avignon, je développe une passion pour les infrastructures de ce grand empire.

Quelques jours avant la fin de mon séjour majorquin, je quitte la côte est pour de bon. Je roule jusqu’à Manacor, terminus ferroviaire, pour prendre le train. Destination? Santa Maria del Cami, un peu à l’est de Palma. Mon but est d’explorer cette zone et, surtout, de flirter avec les montagnes.

J’y goûte assez solidement en grimpant vers le Monastère de Lluc. Routes en lacets et vues époustouflantes se succèdent. Heureusement pour moi, il y a quelques bons endroits pour s’arrêter et reprendre son souffle.

Vous aimez les virages en épingle? Vous êtes servi, ici!

La route entre Caimari et Lluc est une des plus belles que j’aie pu voir.

Après mon séjour de 10 jours sur l’île, je suis retourné à Barcelone pour quelques jours avant de retourner à la maison. J’ai vu de bien belles choses, mais n’étant pas un grand amateur de villes populeuses, je n’ai pris que quelques photos, dont celle ci-haut, un peu à l’ouest du parc de Montjuïc et des installations olympiques.

En conclusion, voici les principaux avantages et inconvénients de Majorque (à mon humble avis de néophyte):

Avantages

Au début novembre, les routes sont assez tranquilles, en général. Surtout, elles sont de très bonne qualité. L’absence de gel sur l’ensemble du territoire explique sûrement une bonne partie de ce constat.

Les cyclistes sont les bienvenus. En témoigne la pléthore de magasins de vélos offrant de la location de montures, entre autres. Plus largement, on se sent en sécurité sur les routes.

Il y a une belle diversité de paysages et de défis cyclistes. Plaine, vallées, montagnes: on y trouve de tout, pour tous les goûts.

Le réseau ferroviaire donne accès à la plupart des secteurs de l’île à un coût raisonnable. Il est facile de voyager avec votre vélo en train. Évitez cependant les heures de pointe si vous voulez maximiser vos chances de monter à bord!

L’horaire du traversier (départ de Barcelone vers 22h, arrivée à Alcudia tôt le matin) permet de ne pas perdre une journée en déplacement. En choisissant de payer un peu plus pour un fauteuil inclinable confortable, il est possible de dormir quelques heures et d’arriver en assez bonne forme.

Inconvénients

L’horaire du traversier entre Barcelone et Alcudia a aussi sa contrepartie. Arriver à 4h20, ce n’est pas idéal. Il n’y a pas grand chose à faire en ville à cette heure-là, on ne voit pas grand chose et aucun commerce n’est ouvert.

Le fait de rouler sur une île de dimension modeste a pour effet de rendre les journées venteuses… très venteuses parfois. J’ai principalement souvenir de mon escapade à Formentor et des vents en bourrasque que j’ai affrontés. Vous êtes sensibles au vertige? C’est un « pensez-y bien »!

Barrière linguistique: vous avez des rudiments en espagnol et pensez que cela devrait suffire à Majorque? C’est plus ou moins vrai. La langue locale, c’est le Majorquin, qui est en fait le catalan parlé à Majorque. Les résidents comprennent le castillan (l’espagnol), mais j’ai eu l’impression que la volonté d’indépendance de la majorité de la population fait en sorte que cette langue n’est pas vraiment la bienvenue… Je vous suggère d’apprendre quelques formules de base, en catalan, afin de respecter les personnes que vous rencontrerez.

Globalement, j’ai adoré mon expérience à Majorque. La fin d’octobre et le début de novembre me semblent de très bonnes périodes pour visiter cette perle de la Méditerranée: peu de visiteurs, climat doux sans être trop frais.

 

 

Une ville (presque) sans voitures: un rêve?

Chaque grand projet commence par un rêve. Typiquement, on commence par le considèrer comme une utopie. Mais l’idée fait son chemin et, un de ces jours, elle devient réalité. Parce que des gens y ont cru, des maladies contagieuses ont été éradiquées, des guerres ont pris fin, des hommes ont marché sur la Lune.

Je partage ici mon rêve d’une ville où les voitures privées seraient très peu nombreuses.

On le constate aisément: leur surabondance dans nos villes cause bien des problèmes (pollution, sédentarité, changements climatiques, accidents, etc.) et leur utilité s’amenuise au fur et à mesure que la congestion routière prend de l’ampleur.

Pourrions-nous vivre avec beaucoup moins de voitures? Comment y parviendrions-nous sans sacrifier notre mobilité, nécessaire? Quels seraient les gains environnementaux, sociaux et économiques de ce changement?

Oui, nous pourrions vivre ainsi. Cela suppose des changements d’urbanisme et d’habitudes de vie, mais c’est possible. Pensons au Québec du 19e siècle, qui ne connaissait pas le moteur à explosion, ou à certaines villes européennes où elles sont, par rapport au nombre d’habitants, beaucoup plus rares qu’à Québec.

Pour y parvenir, voici quelques pistes:

  • interdire progressivement la possession de voitures privées, sauf exception (ex.: en cas de maladie ou de handicap prouvé par un médecin);

  • remplacer les espaces de stationnement des résidences et des commerces, souvent très spacieux, par de plus petits réservés à l’autopartage (ex.: Communauto), à des vélos et à des vélos-cargos (pour les emplettes) et à des taxis. Ces «stations transport» devraient être nombreuses et couvrir toute la ville, en plus d’être situées idéalement à côté d’un arrêt d’autobus ou de tramway. En fait, pour que ça fonctionne, tous les citoyennes et citoyens doivent demeurer à moins de cinq minutes de marche d’un tel endroit;

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  • subventionner les transports en commun de manière à réduire significativement leurs coûts, pour l’utilisateur. Un peu comme ce que propose Québec Solidaire dans son Plan de transition économique;
  • utiliser l’espace récupéré pour densifier raisonnablement les quartiers ou créer des parcs ou des jardins communautaires;

  • prévoir des stationnements incitatifs en banlieue où on trouvera des services de location (autos, camions légers) ou, mieux, un service ferroviaire de qualité pour relier les villes entre elles.

Les gains potentiels d’un tel changement sont importants.

Pour la santé, d’abord. Marcher, rouler en vélo et, même, utiliser les transports en commun contribuent à un mode de vie actif. Ce qui réduit les problèmes d’obésité, de diabète, etc.

Pour l’environnement, aussi. Moins de congestion, c’est moins de véhicules immobiles qui émettent du CO2 au pire moment, car leur moteur tourne au ralenti et brûle les hydrocarbures moins efficacement.

Ce serait également bon pour notre économie. Une automobile en partage remplace environ huit voitures privées, selon Communauto. Sachant que le Québec est un importateur, et non un producteur, de voitures, nous améliorerions notre balance commerciale.

Communauto

Je vous ai exposé quelques impacts positifs, mais il y en a bien plus: diminution des maladies respiratoires et des accidents routiers, amélioration du moral, etc.

À Québec, le projet d’un réseau structurant de transport en commun est un bon premier pas dans la longue marche vers une ville plus saine, accueillante et respectueuse de l’environnement. Je nous invite à pousser la réflexion plus loin et à oser rêver à une ville (presque) sans voitures.

Transition écologique : plus heureux après ?

Produire moins de pollution, de gaz à effet de serre (GES), peut sembler négatif pour certains qui craignent que ça se traduise par un ralentissement économique, une baisse de niveau de vie, etc.

Pourtant, ce n’est pas une équation directe.

Économie de service versus économie « matérielle »

Est-ce que toutes les manières de produire de la « valeur » (de l’activité économique) ont les mêmes effets sur l’environnement? On comprend bien que l’extraction et le traitement des sables bituminueux, par exemple, produit plus d’externalités que la réalisation d’un spectacle de théâtre.

Justement, nos sociétés occidentales basent de plus en plus leurs économies sur le secteur des services: santé, enseignement, divertissement, finances, commerce, hébergement, restauration, conseil, etc. L’exploitation des ressources naturelles, pour sa part, occupe de moins en moins de travailleurs.

Mais qu’est-ce que ça mange, en hiver, l’économie de services?

Prenons un exemple, fictif mais plausible.

Paul et Samuel ont des emplois épuisants et ils cherchent comment décompresser. Paul fouille sur Internet et trouve un bidule qui lui promet de relaxer et de lui rendre la vie facile. Il sort sa carte de crédit et se procure le truc. Après quelques semaines, il se lasse de l’objet qui se retrouve dans son garage, à amasser la poussière.

Samuel, lui, parle à des amis qui lui proposent une journée « zen »: massage, marche en forêt et jeux de société. Il consacre le même montant que Paul à cette journée (pour le massage). Elle lui donne un regain d’énergie et renforce ses liens sociaux. Il évite d’encombrer son milieu de vie et encourage l’économie locale car la personne qui lui a offert un massage dépense fort probablement la majorité de ses revenus sur place, contrairement à Amazon ou à WalMart…

L’exemple de Paul illustre une économie basée sur les biens matériels, contrairement à celui de Samuel qui est plutôt dans une économie de service. On ne peut pas se passer complètement de l’économie « matériel », bien entendu, mais on devrait, selon moi, viser à ce qu’elle occupe la plus petite place possible.

Décroissance: dangereux ou salutaire?

Et si, au lieu de remplacer l’achat d’un bien par celui d’un service, on le remplaçait par… rien? À première vue, ça aura un impact négatif sur l’économie: moins de consommation = moins de croissance.

Mais la personne qui consomme moins a également besoin de moins de revenus pour subvenir à ses besoins. De plus, considérant les défis environnementaux COLOSSAUX (changements climatiques, accès à l’eau potable, à la nourriture, etc), il y a plus inquiétant, disons.

Les limites de nos ressources naturelles sont connues. Il est préférable de s’arrêter avant de frapper le mur qu’après.

Pour cesser de tourner en rond, l’économie circulaire

Une dernière option à mentionner: utiliser les déchets comme ressources. C’est le principe des centre de tri, ressourceries et autres magasins d’articles usagés.

Mais ça peut aller bien plus loin que ça.

Une entreprise qui produit un résidu x peut trouver une entreprise qui a besoin de cette matière pour fabriquer son propre produit. Une brasserie peut, à ce titre, utiliser les surplus de pain d’une banque alimentaire pour remplacer une partie de l’orge qu’elle utilise.

Qu’est-ce qui nous rend vraiment heureux?

Au final, c’est probablement dans la réponse à cette question que réside le plus grand potentiel de gains environnementaux. Quand on prend le temps de réfléchir sérieusement, on réalise que notre bonheur n’est pas directement proportionnel aux sommes dépensées. J’ai beaucoup de plaisir à écrire l’article que vous lisez présentement. Pourtant, ça ne coûte que quelques sous d’électricité et une très légère usure de mon matériel informatique.

Voici d’ailleurs une suggestion: créez votre liste personnalisée de « bonheurs gratuits ».

Je vous livre une partie de la mienne, pour vous inspirer:

  • Planifier un voyage de cyclotourisme
  • Faire une balade en vélo / ski de fond
  • Déneiger (traitez-moi de masochiste si vous voulez!)
  • Faire et (surtout!) manger du pain
  • Lire un livre ou un magazine
  • Réparer un objet (permet d’économiser!)
  • Rédiger des articles ou penser à de futurs sujets de blogue
  • Observer les oiseaux/la faune
  • Faire du dumpster diving

Cette liste vous sera probablement utile, surtout quand vous aurez l’impression que votre vie est plate et insignifiante. Ça nous arrive tous, un jour ou l’autre.

Sur ce, bonne fin d’hiver (oui, ça achève).

Vos commentaires

J’aime lire vos commentaires. Je ne suis pas toujours d’accord et c’est normal (hein, Marc!?) Mais votre contribution à ma réflexion est précieuse. Alors, ne vous gênez pas pour commenter. Merci.

Vers le sud j’allais (France et Catalogne)

Du 18 octobre au 12 novembre, j’ai roulé en France et en Espagne en appréciant beaucoup le climat, plus clément qu’ici, au Québec.

Ce fut un bien beau voyage a vélo.

Voici quelques faits marquants de ce périple, en images.

Commençons par la France et la Catalogne. Majorque devrait suivre prochainement. Mais je ne promets rien! 🙂

À Carpentras, très tôt le matin. Le ciel était en feu et moi aussi, je crois. L’excitation des départs…

Un stationnement un peu « spécial », pas très loin d’Avignon. Ils ont conservé une roue à aube de moulin et construit tout plein de trucs autour. Je salue l’effort de conservation du patrimoine. Mais, en même temps, c’est d’un kitch!

Le fameux pont d’Avignon. Pas surprenant qu’on y « danse tous en rond »: il en manque la moitié!

Le pont du Gard. Construit par les Romains, probablement au cours du premier siècle après Jésus-Christ. Il se tient encore bien droit après ces centaines d’années. Épatant.

Sous une autoroute, dans le coin de Montpellier. On parle de plus en plus d’urgence climatique. Merci, Greta.

En général, c’est vraiment beau le sud de la France. Mais soyons francs: les « décharges sauvages » nuisent beaucoup au paysage et donnent l’impression que certains Français sont des porcs. Désolant, vraiment.

J’aime bien les petites routes rurales, même lorsqu’elles sont en gravier: c’est tranquille.

Je suis passé un peu vite à Sète. Dommage, car ça semble être une ville superbe, avec sa marina et sa colline. Mais plus je voyage à vélo, plus je réalise que c’est surtout la campagne qui m’attire et me fascine. Les vignobles, les forêts, les champs, autant d’endroits qui font du bien.

Mes pantalons imperméables DeNolin, âgés de quatre ans et peu utilisés avant ce voyage, ont rendu l’âme. Vous dire ma tristesse… Heureusement, j’ai rarement roulé sous la pluie. Mais quand il a pleut…

Un peu au sud de Narbonne, le 22 octobre, il y a eu de la pluie. Une sacrée journée diluvienne, en fait. Le lendemain, ce chemin inondé m’a forcé à faire preuve de créativité : j’ai monté mon vélo sur le champ adjacent et j’ai ainsi réussi à passer.

Centrale photovoltaïque

J’ai été un peu surpris et assez content de voir que les énergies renouvelables ont la cote dans la région. Pas autant qu’en Espagne, mais quand même.

La côte Vermeille

La ville de Collioure est magique. La photo montre la vue qu’on a depuis le château royal de l’endroit.

Le beau camping municipal de Banyuls-sur-mer: 7 euros pour une personne, sa tente et son vélo, c’est raisonnable. Merci aux gentils voisins, en « chalet », qui me laissent recharger mon cellulaire et utiliser leur frigo!

Passage de la frontière espagnole. Je suis fier de m’être rendu là en montant les côtes plutôt qu’en prenant le train.

Bon, une fois rendu à Portbou, par contre, j’ai décidé de prendre le train vers Figueres. Assez de montagnes russes pour une journée! L’intérieur du train, je vous rassure, est plus attrayant que son apparence extérieure.

La saga de la lessive à Gérone

Jaume, mon contact Warmshowers, à Caldes de Mallavella, m’avait prévenu: il ne pouvait pas m’héberger ni me laisser laver les vêtements. Seulement m’aider à trouver un bon endroit pour bivouaquer (au final, il m’a aussi fait à souper!) Alors, de passage à Gérone, j’ai fais halte dans une laverie. Juste après le lavage, je me suis fait prendre de vitesse par un « jeune blanc-bec » qui est arrivé avec son linge lavé chez lui. Ne voulant pas attendre plus longtemps, j’ai transformé mon vélo en une corde à linge ambulante. Un peu plus tard, en campagne, j’ai terminé le séchage dans de meilleures conditions.

Une piste cyclable assez intéressante

À Gérone, sous un chemin de fer sur-élevé. Ça me rappelait la piste sous l’autoroute Dufferin-Montmorency, mais en plus beau. Les plantes grimpantes lui donnent de la gueule, n’est-ce pas !

Une nuit magique… et un peu effrayante

Mon « hôte » Jaume (oui, c’est son prénom) m’avait prévenu: il y a de la chasse dans ce secteur. Alors, je ne fus pas surpris par les coups de feu qui retentirent, le lendemain matin, dans les forêts avoisinantes. Mais un peu stressé quand même. Une balle perdue, c’est possible.

Je ne me suis donc pas trop pressé à défaire le campement. Quand je quittai finalement, les chasseurs avaient fini leur boucan. J’ai pu emprunter cette route bucolique pour poursuivre mon voyage.

Infrastructures cyclables inégales

La Costa Brava est une destination touristique importante. Conséquence: il y a des infrastructures cyclables.

Parfois.

Et pas nécessairement sur de longues distances. Cette belle piste cyclable était prometteuse, mais elle m’a déçu: après environ 1 km, c’était déjà terminé. Si j’y retourne, je tenterai de rouler à l’intérieur des terres, de l’autre côté de la « chaîne de montagne ». Les routes de campagne tranquilles, il n’y a que ça de vrai!

Catalogne vandalisée?

Un autre aspect que j’ai trouvé frappant et un peu triste: le vandalisme. Les troubles politiques récents y sont probablement pour quelque chose. Toujours est-il que ça fait parfois dur sur un moyen temps.

Vieille centrale électrique désaffectée près de Barcelone

En approchant de Barcelone, je voyais une énorme structure à l’horizon. Au début, je croyais que c’était la cathédrale de la Sagrada Familia. Plus près, j’ai bien vu que ce n’était pas le cas. N’empêche, c’est impressionnant !


Par la suite, j’ai pris le traversier pour rejoindre Alcudia à Majorque. Mais ça, ce sera pour un prochain billet de blogue. 🙂

À la prochaine.

Nordicycliste: la formation

Pendant longtemps, je rangeais mon vélo vers la fin d’octobre. Je voyais certains cyclistes rouler en hiver et je me disais « Ils sont malades, ceux-là. C’est bien trop dangereux et il fait froid. »
 
Puis, vers 2007, j’ai assisté à la projection d’un documentaire sur le vélo d’hiver. On y présentait des témoignages convaincants d’adeptes de cette pratique encore marginale. Je me suis dit que si ces personnes sensées et bien organisées étaient capables de le faire, je pourrais moi aussi.
 
Ce fût l’étincelle qui alluma un nouvelle passion. Depuis ce temps, je suis un cycliste 4 saisons.
 
Non content d’en faire, j’essaie aussi de « contaminer » les autres cyclistes. Parce que c’est un sacré beau virus que celui qui vous incite à sortir votre vélo malgré la neige, le froid et la glace. Parce que vous êtes capables de le faire et parce que c’est plaisant.

Mardi le 20 novembre, à partir de 18h30, j’aurai le bonheur de présenter une formation sur le cyclisme hivernal chez Craque-Bitume.

vélo centre vidéotron

Ce sera pour moi l’occasion de partager plus de 10 années d’expérience en la matière. Je parlerai surtout du matériel que je recommande et de l’entretien du vélo. Seront aussi présentées quelques stratégies pour choisir les meilleurs itinéraires et pour adapter sa conduite aux conditions climatiques. Enfin, et surtout, je répondrai au meilleur de mes connaissances aux questions des participants.

Il est encore possible de s’inscrire sur le site de Craque-Bitume.

Au plaisir de vous y rencontrer.

Voyage frugal – changement de plan

Vous vous souvenez probablement de mon billet du 10 février dernier dans lequel j’annonçais mon intention de faire un voyage de vélo un peu particulier, cet automne.

Un voyage frugal visant, autant que possible, a être autosuffisant financièrement.

Le plan a un peu changé.

Ce ne sera pas sur la côte est américaine, mais en Europe. Grâce à mon emploi, je travaille en France pour le mois de septembre et quelques jours au debut d’octobre.

— Aparté —

Voici quelques photos prises dans le sud de la France, près de Carpentras.

Raisin local gorgé de soleil. Du muscat, si je ne me trompe pas.

Raisin local gorgé de soleil. Du muscat, si je ne me trompe pas.

Tiens, en v'là justement, du Muscat. Le meilleur raisin que j'ai mangé depuis longtemps !

Tiens, en v’là justement, du Muscat. Le meilleur raisin que j’ai mangé depuis longtemps !

Avec un nom pareil, comment résister ?

Avec un nom pareil, comment résister ?

Mont Ventoux vu depuis Venasque.

Mont Ventoux vu depuis Venasque.

Vielles pierres multi-centennaires et bouteille plastique moderne. Sacré contraste!

Vieilles pierres multi-centenaires et bouteille plastique moderne. Sacré contraste!

— Fin de l’aparté —

Lorsque le travail sera terminé, au plus tard le 18 octobre, je prévois explorer le sud de la France et la Catalogne à velo! Retour prévu au Québec le 12 novembre.

Si vous avez des idées pour diminuer les frais ou pour obtenir des revenus pendant un tel voyage, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaires. 🙂

P.S. « Ne pas acheter de bière » ne fais pas partie des réponses acceptées… 😉