Des travaux qui augurent bien

J’ai exploré, ce mercredi 17 mai, une partie du réseau cyclable de la région de Québec.

Ce que j’ai observé est, dans l’ensemble, encourageant.

Prenons le cas le plus spectaculaire: la passerelle cyclable Harlaka. Destinée à relier le parcours des Anses (près du fleuve) et la cyclo-route de Bellechasse, elle enjambe l’autoroute Jean-Lesage (la 20). Elle permettra d’aller se promener en campagne facilement et, surtout, sans avoir besoin de rouler sur une route achalandée où les voitures roulent vite. Je suis persuadé que le réseau cyclable de la rive sud de Québec en sera amélioré de façon notable.

Les travaux en cours devraient être terminés prochainement. En effet, la randonnée à vélo du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, doit l’emprunter le 17 juin prochain.


Si on se rapproche du fleuve, entre la route 132 et le chemin des Forts, d’autres travaux sont en cours. Rien qui n’empêche de passer, mais il vaut mieux mettre le pied à terre si vous avez des pneus étroits: le sol est meuble et des dérapages sont à craindre.

 

La zone du terminal des traversiers, du côté de Lévis, se refait (encore!) une beauté. Les travaux affectent le tracé de la piste cyclable et la signalisation du détour n’est pas toujours aussi claire qu’elle le devrais. Un conseil: ralentissez et regardez bien où vous roulez!

 

Enfin, pour terminer sur une note positive, les travaux de la place des Canotiers, dans le Vieux-Port de Québec, vont bon train. Comme Le Soleil nous l’apprenait à la fin d’avril, les cyclistes pourront rouler en bordure de cette place, parallèlement à la rue Dalhousie, jusqu’à la rue de la Montagne. Ensuite, la piste se poursuivra sur rue. J’ai pu jeter un œil à l’asphalte toute neuve de la portion « hors-rue » et ça augure bien!

 

Et vous? Avez-vous assisté à des travaux dignes de mention sur le réseau cyclable récemment? Si oui, j’aimerais que vous m’en parliez: laissez un commentaire au bas de ce billet.

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Vous avez dit « Catrike » ?

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Hier, j’ai testé un drôle de vélo.

Trois roues, siège confortable, position aérodynamique.

Il s’agit du Catrike Villager (pas tout à fait le même modèle que celui affiché ci-haut, mais ça vous donne une bonne idée).

Je suis allé me promener sur la piste cyclable de la rivière St-Charles ainsi que dans les rues du quartier St-Roch au « volant » de cet original. J’ai même gravi la côte Badelard pour évaluer ses capacités de grimpeur.

Avantages

  • Position aérodynamique qui réduit la résistance au vent et permet de meilleures vitesses maximales.
  • Court rayon de braquage (ça tourne sur un « 25 cents », disons).
  • Grande stabilité.
  • Facilité à embarquer et à débarquer de la monture.
  • Bonne puissance de freinage, grâce aux freins à disque des roues avant.

Désavantages

  • Un peu plus lourd qu’un vélo normal (normal, il a une roue de plus et un cadre imposant).
  • Le Catrike n’est pas très visible dans le trafic, malgré la présence d’un long fanion de sécurité à la seyante couleur orange « flash ».
  • La position abaissée transforme les voitures stationnées en véritables barrières visuelles. Difficile de traverser une intersection de manière sécuritaire quand on n’est pas certain s’il y a de la circulation qui s’en vient.
  • Dernier point mais non le moindre: un peu trop large pour traverser un cadre de porte « standard » aisément. On a deux options: le plier (oui, il est pliable!), le soulever et le faire pivoter un peu pour qu’il passe ou demander l’aide d’un ami pour faire la même chose sans avoir besoin de le plier.
  • Son prix: autour de 3600 $…

En bref: une belle machine pour arpenter les pistes cyclables si on dispose d’un rangement muni d’une porte assez large pour l’accueillir. Puisque je roule autant sur rue que sur piste cyclable et que je suis un peu « démuni dans le domaine de la porte », vous pouvez parier sur le fait que je ne me procurerai pas ce vélo. Pas à court ou à moyen terme, en tout cas…

N’empêche: je suis bien content d’avoir eu la chance de l’essayer.

Merci à Mathieu Performance pour l’ajustement et le prêt du vélo.

 

Virée au far west: partie 2

Les lecteurs fidèles de ce blogue se souviendront que j’ai publié, en novembre dernier, un petit compte-rendu d’exploration à vélo à Sainte-Foy.

J’ai récidivé. En changeant un peu de secteur.

Jeudi le 16 juin, je me suis rendu dans les environs de l’Ancienne-Lorette pour acheter un truc qui, visiblement, ne se vend qu’en banlieue.

En route, j’ai fait quelques constats:

1- Ça va vraiment faire du bien de créer une piste cyclable sur l’avenue Chauveau, entre le boulevard St-Jacques et le Boulevard de l’Ormière. C’est dans les plans de la ville, pour les prochaines années. Espérons plus tôt que tard. Pour l’instant, la « bande cyclable » (si on peut l’appeler ainsi) est dans un état pitoyable. Le marquage au sol est presque complètement effacé et la piste est rétrécie par le sable « oublié » là par la voirie. On se croirait en Irak à la fin de la guerre du Golfe. J’exagère. À peine.

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2- Il ne manque pas grand chose pour qu’on puisse se rendre à l’aéroport de Québec en vélo, sur un réseau cyclable cyclable complet: un segment au-dessus de l’autoroute Henri-IV et un autre entre la rue Turmel et l’aéroport. À mentionner, également, l’intersection Chauveau/de l’Ormière: un peu insécurisante par sa largeur et le nombre de voies. Sinon, dans l’ensemble, ça roule plutôt bien via le corridor des Cheminots et l’axe Chauveau.

3- C’est donc ben beau, l’Ancienne-Lorette au printemps!

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4- Il y a de sacrés gros travaux sur l’autoroute 40, un peu au sud de la base de plein air de Sainte-Foy. Je plains les banlieusards qui patientent dans leur voiture matin et soir.

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Tiens, ça me donne une idée: donnez-moi des idées de quartiers à aller explorer. Qui sait, je pourrais retenir votre suggestion! Rien à gagner, à part ma reconnaissance éternelle (bon, c’est un peu long, disons plutôt « à vie »).

Sur ce, bon été à vélo. Ou autrement, je ne suis pas sectaire. 🙂

 

Mécano vélo mobile

Mon emploi actuel me laissant passablement de temps libres, j’ai décidé récemment de tester une idée qui me trottait dans la tête depuis un bout de temps: mettre en place un service de mécanique vélo mobile.

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Des idées pour un nom de projet plus accrocheur? Je suis preneur.

Le concept est assez simple.

Lors d’une belle journée de congé, je charge ma remorque de vélo avec l’essentiel pour réparer et entretenir un vélo: outils et support de réparation.

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Une partie de mes outils.

Je me rends sur le bord d’une piste cyclable et j’installe ma pancarte pour indiquer aux cyclistes de passage que je suis disponible pour les aider. En attendant qu’un(e) intéressé(e) s’arrête, je travaille sur mon propre vélo: il y a toujours un peu d’entretien à faire, surtout quand on est perfectionniste.

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Prêt à vous aider!

Le 23 mai, j’ai effectué mon premier test, près de l’accès menant à la Baie de Beauport. Ça n’a pas été concluant: deux ou trois personnes se sont arrêtées pour poser des questions, sans plus.

Après environ 45 minutes, j’ai décidé de plier bagages et d’essayer un autre « spot »: la halte située près du pont-tunnel Louis-Josepth Samson. Environ 2 heures et demie plus tard, j’avais aidé 4 ou 5 personnes: gonflage de pneus, ajustement de vitesses, conseils, etc. Une propriétaire de tricycle était bien contente que je sois là: elle m’a fait régler 3-4 problèmes sur son vélo! J’ai aussi eu quelques bons commentaires du genre: « Bonne idée, lâche pas! »

L’expérience a été suffisamment bonne pour avoir envie de récidiver. Si vous me croisez sur le bord d’une piste, au cours des prochaines semaines, n’hésitez pas à venir me jaser. Comme l’a fait Yan Turgeon, auteur du blogue Vélurbaniste, mardi après-midi au parc Cartier-Bréboeuf.

En terminant, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et suggestions. J’adore vous lire.

Passage pour piétons: la suite.

Au début d’avril, j’ai publié un billet de blogue au sujet d’un passage piétonnier, pas très loin de chez moi. Eh bien, j’ai le bonheur de vous annoncer que les travaux ont commencé au cours de la semaine qui s’achève!

Voici quelques photos prises pendant les travaux, jeudi le 19 mai.

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La suivante date d’aujourd’hui même (21 mai). On y remarque les points d’ancrage fixés dans le béton ainsi qu’une ligne d’asphalte neuve. Cette dernière recouvre une tranchée où on été enfouis des câbles électriques qui coordonneront les feux de signalisation. Du moins, c’est ce que je déduis.

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La prochaine étape consistera à installer des poteaux qui supporteront les feux de signalisation.

Je dois dire que je suis bien content que les travaux soient déjà commencés.

Ma seule critique à l’endroit de la voirie: dommage que les travaux aient été fait APRÈS que le passage piétonnier ait été repeint. Le goudron d’une belle asphalte neuve, ça laisse aisément des traces sur un passage piétonnier (voir le haut de la dernière photo). Ça le rend un peu moins visible et, de facto, un peu moins sécuritaire. Coordonner le travail des différentes équipes de la voirie est certainement tout un casse-tête. N’empêche qu’une planification plus efficace éviterait que le travail de l’un nuise à celui de l’autre.

Le « lifting » est donc en cours. Reste à voir le résultat final… dans un prochain billet de blogue.

Là, on jase!

Jeudi 12 mai, de passage près du Quai des Cageux, sur la promenade Samuel-de-Champlain, je découvre ceci:

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Curieux, je m’approche. (Peut-être un peu trop, d’ailleurs:
j’ai presque le tube noir dans la lentille!)

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Tiens, tiens… Il s’agit d’une « Bici Borne ». Intéressant. Un pied de réparation pour suspendre son vélo, une pompe avec manomètre et les outils les plus courants, attachés au bout de câbles métalliques.

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Je n’ai pas pu m’empêcher de tester cette nouveauté. Le positionnement exact du vélo sur « l’engin » demeure mystérieux. Un petit schéma aiderait sans doute.

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Mais tout de même. Quel bel ajout à la piste cyclable qui longe le fleuve. Vraiment, « Là, on jase! »

On déneige bien les rues et les trottoirs…

Personne n’accepterait qu’un déneigeur bloque une rue en y poussant la neige. Alors pourquoi la Ville ferme les yeux quand quelqu’un dépose de grosses quantités de neige sur certaines pistes cyclables?

Cette situation aberrante s’est produit, cet hiver, dans le Parc Lairet. Le banc de neige accumulé à cause de cette négligence est épais et bien compact. Sa fonte en est d’autant plus lente.

En passant par là, au début de la semaine dernière, j’ai été frappé par l’absurdité de la chose. Toutes les pistes cyclables du secteur étaient praticables, mais un détour par les rues était nécessaire afin de contourner l’obstacle.

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J’ai donc lancé, via Facebook, une opération de déneigement. Après tout, le 2 avril, une initiative similaire, cette fois pilotée par Accès Transports Viables, avait eu un franc succès.

Pierre et Paulo ont répondu présents. À trois, nous avons pris un peu plus de deux heures pour dégager l’équivalent d’une voie de piste cyclable.

Ces deux valeureux cyclistes militent ainsi pour la reconnaissance des droits des cyclistes de disposer d’infrastructures de qualité ouvertes à l’année. Je suis fier d’eux et de tout ceux qui agissent pour améliorer les choses.

Résultat final? Vers 16:15, un premier cycliste a pu emprunter la « tranchée » que nous avons dégagée. Il s’agit de Paulo, au guidon de son impressionnant vélo/juke-box. Quelques minutes plus tard, un autre cycliste l’imita.

Oui, les pistes cyclables « ouvrent » seulement le 1er mai. Mais la réalité, c’est que beaucoup de gens veulent y avoir accès avant. Et ils le font. Que ce soit par loisir ou par nécessité. J’ai vraiment hâte que la ville de Québec prenne ce fait en considération et adapte ses pratiques en conséquence.

Au cours des jours à venir, le banc de neige fondra un peu plus vite qu’avant notre intervention. La bande de bitume dégagée se réchauffera pendant le jour et redistribuera de la chaleur au cours de la nuit. Mais, vous l’aurez compris, idéalement, nous n’aurions pas à nous échiner ainsi par un bel après-midi ensoleillé. L’administration municipale pourrait interdire simplement d’utiliser une piste cyclable comme un dépôt à neige.

Ce serait une belle preuve de respect et de considération à l’égard des cyclistes.

Pour terminer sur une note un peu plus amusante, j’aimerais souligner l’apport significatif de la pioche prêtée par Martial Van Neste. Sans elle, nous n’aurions pas réussi. 😉