Savez-vous changer des clous ?…

Oui, on peut mettre des pneus cloutés sur un vélo. Ça existe. Pour nos hivers « canayens », c’est un must, à mon avis. Ça va bien, même très bien. Mais, comme n’importe quoi, ça s’use. Il faut alors changer de pneu(s) ou, plus écolo mais plus long, changer les clous les plus usés.

C’est un beau projet. Du genre qu’on fait les deux pieds devant le poêle à bois. Ou, pour les moins chanceux, devant la tv… 😉

Vous êtes prêt? Je vous guide pas à pas pour vous faciliter la tâche.

Le matériel

Tout d’abord, préparez votre matériel: le pneu qui a besoin d’être « rénové », les clous de remplacement, l’outil approprié (fourni avec les clous dans le cas du kit de Schwalbe), de l’eau et du savon.

De haut en bas, en partant de la gauche: eau, chiffon, kit de remplacement, outil correspondant et gants.
Gros plan sur le chantier de travail

Le matériel facultatif

Facultatifs mais très utiles : une guenille, des gants en latex (ou nitrile) et un vieux drap pour protéger le plancher (si vous faites ça à l’intérieur et que vous voulez ménager votre tendre moitié, votre coloc, etc). Et, finalement, un bout de craie ou un crayon gras blanc.

« Le plancher tu protégeras si des ennuis avec l’entourage tu ne veux pas. » – Maître Yoda

Étape 1 : repérage

Repérez les clous qui ont besoin d’être remplacés. Au toucher, ceux-ci sont moins « accrochants ». En les frôlant du bout du doigt, on parvient à les détecter. Si vous voulez faire tout le repérage avant de les enlever, je vous suggère de marquer le pneu, à proximité, avec un bout de craie ou de crayon gras blanc.

Étape 2 : extraction

Enlevez les clous problématiques. Pour en retirer un, il faut appuyer l’outil de telle sorte que ses parois s’alignent avec le « trou » où est il est logé. Puis, tournez légèrement l’outil tout en l’inclinant de plus en plus. N’ayez pas peur de forcer, il y a peu de risques de déchirer un pneu avec cet outil.

Tourne, tourne, tourne, penche et « arrache »: coudonc, suis-je devenu dentiste?

Étape 3 : installation

C’est le temps d’installer les nouveaux clous, pimpants et rutilants! Essentiellement, il faut inverser le processus de l’étape 2. Un peu d’eau savonneuse est vraiment utile pour « lubrifier » le caoutchouc et aider l’insertion du petit bout de métal en forme de champignon. Parlant de ça, notez que la partie la plus large dudit clou est celle qui doit rentrer dans le pneu. Il n’y en aura pas de facile! Vous ne deviendrez bon(ne) qu’en pratiquant. Les gants sont utiles pour diminuer les risques d’ampoule(s). Si vous voulez voir comment se fait l’installation, je vous suggère de regarder cette vidéo.

Lave, lave, lave. Coudonc, suis-je devenu un « lave-pneu »?!

Note « éco-nomique »

Les pneus Schwambe Marathon Winter Plus ont environ 200 clous/pneus (ça varie selon la taille du pneu). Un sac de clous de rechange en contient seulement 50. Vous pouvez bien sûr acheter 4-5 sacs, si votre côté « écolo » est plus fort que votre désir d’économiser. Sachez que ça revient grosso modo au prix d’un pneu neuf, voire un « pneu » plus (farce de mononcle).

Je vous suggère donc de remplacer seulement les clous les plus abîmés (souvent ceux du centre du pneu, qui touchent constamment le sol) et d’accepter que, après quelques hivers (3,4,5?) de bons et loyaux services, vos pneus devront prendre leur retraite. Si vous n’êtes pas rebuté par le poids additionnel propre à ces pneumatiques, vous pourrez toujours les réutiliser comme pneus « 3 saisons ». En effet, le caoutchouc sera probablement encore bon un certain temps, ayant été « protégé » par les « petits bouts de métal sécurisants » jusqu’à ce moment.

Que faire avec les vieux clous?

Le plus simple est de les mettre de côté pour les apporter, quand vous en aurez une bonne quantité, à l’écocentre. En effet, les mettre dans votre bac de recyclage est hasardeux : ils risquent de glisser hors du sac/bac/camion et se retrouver sur la chaussée où ils pourraient fort bien être la source de votre prochaine crevaison. Oh l’ironie…

Avec un peu d’imagination, on peut trouver des manières d’éviter de jeter purement et simplement ce métal à la poubelle.

Et vous? Avez-vous déjà procédé à un tel remplacement? Avez-vous apprécié l’expérience ou vous êtes-vous dit « Plus jamais! » ?

Le vélo d’hiver : pratique et plaisant, tout simplement!

Au Québec, en automne, les vélos semblent disparaître. Selon Vélo Québec, seules « 200 000 personnes, soit 7 % des cyclistes, utilisent leur vélo au moins une fois de décembre à mars ». Robin Black et Maxime Tye Gingras en font partie. Conseils et astuces de ces deux passionnés.

Ex-agent de projet chez Vélo Québec, Robin Black donne des conférences afin d’inciter plus de gens à tenter l’expérience du vélo d’hiver.

En 2000, ce cycliste passionné travaillait comme messager, à Montréal. C’est ainsi qu’il a commencé à utiliser sa bicyclette toute l’année. Il apprécie le côté pratique de la chose : « Prendre son vélo, c’est moins compliqué que de déneiger une auto. »

RobinBlackRobin Black      Crédit photo : Félix Bowles

Maxime Tye Gingras, lui, est bénévole pour la coopérative Roue-Libre, à l’Université Laval, à Québec. Il aide ses membres à bien entretenir leurs « montures ».

Pour lui, le vélo d’hiver, c’est la liberté de choisir son heure de départ et son trajet, un bon entraînement quotidien et un moyen rapide de se déplacer. En fait, il estime que se rendre à son travail prend le même temps que s’il roulait en voiture. C’est un trajet de 10 km qu’il accomplit en à peine 45 minutes.

« Étirez votre saison de vélo, n’arrêtez pas de rouler
parce qu’il fait froid ou que les pistes cyclables ferment.

Sortez de votre zone de confort. » – Robin Black

À celui qui hésite, Maxime dit : « Essaye! Habille-toi et essaye! » Il souligne que la plupart des gens, d’ailleurs, s’habillent trop chaudement. À vélo, cinq minutes d’exercice suffisent à se réchauffer. Par contre, ayant souvent froid aux mains, il s’est procuré dans un surplus d’armée des mitaines en cuir bien isolées. « En bas de moins cinq degrés, je ne roule pas sans ça », explique ce diplômé en génie mécanique. Il apprécie aussi sa bécane, une Cityzen SUB-0, de Louis Garneau. Celle-ci, conçue pour l’hiver, est munie de freins à tambour et d’un moyeu à vitesses internes. Son entretien en est grandement facilité.

velo_hiverMaxime Tye Gingras  Crédit photo : Maxime et son trépied Gorilla tripod!

De son côté, monsieur Black souligne l’importance d’avoir des bottes bien isolées et un cache-col de ski alpin pour se protéger du vent. Il mentionne que le vélo d’hiver comporte des risques, mais qu’ils peuvent être minimisés. Ils sont surtout liés au faible nombre de cyclistes sur les routes durant cette saison. Moins présents, ces derniers se doivent d’être plus visibles : réflecteurs et phares sont essentiels. Quant aux risques liés à la glace, il peut compter sur une seule main, chaque année, les jours de chaussée glissante, à Montréal.

Ajoutons qu’il est possible de se procurer des pneus cloutés pour vélo. Avec ceux-ci,  la glace n’a qu’à bien se tenir!

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Trucs mécaniques, en vrac :

  • vérifier régulièrement l’usure des patins de frein et des câbles;
  • huiler ces derniers;
  • graisser la tige de selle et la potence pour éviter qu’ils figent à cause de la rouille.
  • nettoyer et graisser votre vélo d’hiver avant de le remisez pour l’été.
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Critique du pneu Winter Top Contact II

Je roule à vélo l’hiver. Parce que cette saison, à Québec, dure presque cinq mois et que cinq mois, sans vélo, ça me rendrait certainement fou. La bicyclette contribue grandement à mon BIB (bonheur intérieur brut) . Je suis accro.

Mais je ne suis pas un casse-cou.

Je veux donc le faire de manière sécuritaire. Ça passe par l’utilisation de bons pneus d’hiver. Bien des gens semblent ignorer qu’il en existe pour les vélos. Dommage: ça fait une ÉNORME différence!

La semaine dernière, j’ai acheté un Winter Top Contact II, fabriqué par Continental.

Pneu Top Winter ContactAujourd’hui, je l’ai installé à l’avant de mon vélo, où ça compte le plus pour garder le contrôle et éviter les dérapages. Sur la roue arrière, j’ai laissé un de mes « vieux » pneus à clous, un Marathon Winter de Schwalbe.

Pneu Scwalbe Marathon Winter

Le Winter Top Contact II est fait d’une gomme spéciale qui demeure souple à des températures très froides. Le design est particulier : plein de très petites plaques collées les unes aux autres. Il n’y a pas de pointes métalliques, contrairement à mon bon vieux Marathon Winter.

J’ai donc installé mon nouveau pneu.

Il neigeait.
Beaucoup.

En montant sur mon vélo, j’étais un peu craintif. Est-ce que ça allait être aussi « sécuritaire » que mon pneu clouté?

Eh bien, ce premier essai m’a rassuré. Sur neige, ce pneu se révèle aussi efficace que son collège à clous. Il me permet de garder le contrôle sur une petite couche de neige. Quand il y en a plus épais, ça dérape un peu, mais pas vraiment plus qu’avec mon Marathon Winter. Et il provoque moins de friction. C’est donc moins forçant d’avancer.

J’aime bien, jusqu’à maintenant. Une opinion qui changera peut-être lorsque j’aurai à glisser (oups, je voulais écrire « rouler »…) sur de la glace.

Et vous, quel(s) type(s) de pneus utilisez-vous?