Passage pour piéton en attente d’un « lifting »

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Près de chez moi, dans le nord du quartier Lairet, il y a un passage piétonnier pas très rassurant. Il est situé au coin de la 2e avenue est et de la 41e rue. Cette dernière est une artère à 4 voies (dans ce secteur) qui sépare le secteur résidentiel du centre commercial des Galeries Charlesbourg. Ce dernier attire passablement de gens du quartier qui s’y rendent parfois à pied. Ou qui aimeraient le faire, s’ils se sentaient en sécurité

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Ce n’est pas le cas.

Sûrement que les lignes peintes sur la chaussée, presque invisibles, y sont pour quelque chose. Elles n’attirent pas l’attention des automobilistes qui roulent dans ce secteur de Limoilou. Pas du tout. Pourtant, de chaque côté de la 41e rue, un panneau indique clairement la présence dudit passage.

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Au coin de la 2e avenue, celui qui veut traverser la 41e rue a donc deux choix:

  • Attendre une accalmie de la circulation et tenter une traversée néanmoins risquée, au mieux.
  • Aller jusqu’au coin de la 4e avenue et utiliser le passage piétonnier avec phase piétonne.

Autrement, bonne chance: ça roule vite sur la 41e rue! La proximité de l’autoroute Félix-Leclerc y est probablement pour quelque chose. Ceux qui en sortent sont encore en « mode vitesse » et ont, visiblement, de la difficulté à lever le pied. Ceux qui s’apprêtent à l’emprunter accélèrent, j’imagine, par anticipation.

Il faut dire que l’environnement du secteur ne porte pas à aller lentement. Le regard porte loin sur la 41e rue, bordée au sud par l’emprise d’Hydro-Québec et, au nord, par le stationnement du centre commercial. Avez-vous déjà remarqué que, lorsqu’on peut voir loin devant, on a tendance à accélérer? Pas du tout la même chose que sur une rue légèrement sinueuse et/ou bordée de bâtiments.

Heureusement, selon la conseillère municipale du quartier, Geneviève Hamelin, des travaux seront entrepris, cette année, pour doter cette intersection de feux de signalisation. Un « lifting » qui devrait apaiser le secteur et redonner aux piétons le respect auquel ils ont droit.

Je salue ce projet et j’espère que, d’ici à sa réalisation, aucun accident fâcheux ne cause de blessure(s) ou de décès.

 

« Vélo-raquette » dans les Pays d’en haut.

Sortir de la ville pour pratiquer une activité de plein air…

J’ai toujours trouvé cette idée bizarre.

Probablement parce que je suis, de longue date, un cyclotouriste. Parce qu’elle implique, plus souvent qu’autrement, d’utiliser une voiture pour se déplacer jusqu’à ce lieu qui nous attire. Un grand espace « nature » qu’on abîme toujours un peu en le visitant. Alors qu’en cyclotourisme, je pars généralement de chez moi sur mon vélo et que, du plein air, j’en fais dès la première minute du voyage.

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Mais bon, une fois n’est pas coutume et il ne faut pas être plus catholique que le Pape…

Alors, dimanche le 6 mars, en compagnie d’une collègue de travail (propriétaire d’une chouette petite voiture), je suis allé dans les « Pays d’en haut » de Québec, à la Vallée Bras-du-Nord. But de la sortie? Tester un drôle de vélo dont j’entends parler depuis quelques années: le fameux Fatbike.

J’aime bien, pour ma part, l’appeler vélo grassouillet ou vélo-raquette. Regardez lui l’air et vous comprendrez bien vite pourquoi.

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La « bête » a deux énormes pneus d’environ 12 cm de large (5 pouces). Son principal avantage: ne pas s’enfoncer dans un sentier à la neige bien tassée. Comme un sentier de raquette.

Cet après-midi très plaisant mène à quelques constats que voici:

1- C’est un loisir intéressant. Plus rapide que la raquette, mais aussi plus exigeant. Si vous aimez faire du vélo l’été et êtes en mesure de vous habiller correctement, vous aurez du plaisir!

2- Des guêtres sont tout à fait pertinentes: perdre l’équilibre et s’enfoncer de presque un mètre en posant le pied à l’extérieur du sentier, ce n’est pas plaisant. Mais on devient vite un expert en « vidage » de botte…

3- Je ne comprends pas les gens qui utilisent ce type de vélo pour rouler sur les routes, en ville. 99 % du temps, ça ne procure probablement aucun avantage, c’est juste plus lourd et « tirant » à cause de la friction produite par les gros pneumatiques.

Je vous invite à tester ce loisir, ne serait-ce qu’une fois. C’est une expérience particulière!

Avec un peu de chance, vous voudrez par la suite rouler à vélo à l’année longue, avec un vélo adapté à cet usage (ex: un hybride avec des pneus à clous). Et vous vous demanderez comment vous avez pu, pendant toutes ces années, passer de quatre à cinq mois, chaque année, privé de votre fidèle monture… 🙂

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Pont Vallée Bras-du-Nord

 

 

Virée au Far West

Mercredi le 4 novembre, j’ai fait une incursion dans le Far West de Québec: Sainte-Foy!

J’y ai vu des choses qui m’encouragent quant à l’avenir des déplacements à vélo dans la région. Et d’autres qui pourraient être améliorées. Suivez le guide.

Premier arrêt: la Coop Roue-Libre du Cégep Garneau. Ça fait un bout de temps que j’en entends parler, il était temps que j’aille VOIR. Je fus un peu déçu. Situé en bordure du terrain sportif, il semble à peine plus grand qu’un placard à balai. Sûrement très bien équipé et peuplé de personnes très sympathiques, mais minuscule. Je vais devoir y retourner pendant les heures d’ouverture pour confirmer le tout.

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Claustrophobiques, abstenez-vous (probablement).

Deuxième arrêt : la piste cyclable revue et améliorée qui longe l’intersection Quatre-Bourgeois / chemin Ste-Foy près du stade Telus. Wow! Si l’ensemble du réseau cyclable pouvait ressembler à ça, je serais aux anges!

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Si toutes les pistes étaient comme ça! 🙂

Pas très loin vers l’ouest se trouve la magnifique station tempérée Quatre-Bourgeois, en nomination pour le Prix du public des Mérites de l’architecture de la Ville de Québec. Un signe que le transport en commun n’est plus le parent pauvre des transports urbains? J’ose l’espérer.

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On croît rêver… Seul regret: plusieurs arbres ont été coupés pour permettre cette construction.

Quelques mètres vers l’ouest, je (re)découvre deux sentiers improvisés près de l’intersection Quatre-Bourgeois / Robert-Bourassa.

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Clairement, l’achalandage piétonnier justifierait ici la mise en place de sentiers OFFICIELS.

Laids, ces sentiers nuisent également à la sécurité des cyclistes. En effet, quantité de « garnotte » se retrouve sur la piste cyclable à cause de l’érosion. Vivement la mise en place de sentiers officiels, bien construits et qui tiennent compte des itinéraires naturellement empruntés par les piétons du secteur!

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« Ah, garnotte maudite, retourne d’où tu viens! »

En pénétrant encore plus loin dans cette contrée banlieusarde, j’ai découvert ce qui pourrait bien être le meilleur stationnement à vélo de toute la région de la Capitale-Nationale.

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Ça, c’est tout un stationnement à vélos, mes amis!

Protégé par des bollards (délinéateurs, si vous préférez) et muni de supports de qualité, on peut dire que le cycliste s’y sent bienvenu. Mes préjugés négatifs envers la Plaza Laval se sont rapidement évaporés!

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Douze espaces de stationnement, au total. Impressionnant, il va sans dire!

Somme toute, ma visite dans ce secteur m’a réjoui et encouragé. Et vous, quelles sont vos plus récentes découvertes « urbano-cyclistes »?

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Dans un autre ordre d’idées, je vous invite à lire le blogue du Vélurbaniste. Contenu très pertinent et bonne fréquence de publication. Pas comme d’autre blogues que je n’oserais nommer… 😉

Du vieux neuf!

Au cours de notre périple en Europe, nous souhaitions, chers lecteurs, vous faire voyager un peu avec nous. Nous avons donc partagé quelques photos croquées, pour la plupart, à l’aide d’une tablette électronique qui nous fût méchamment volée dans un camping du nord de l’Allemagne. Une vieille histoire.

Après ce triste incident, nous avons continué à photographier à tout va, à l’aide d’un appareil photo numérique qui nous a lâché à quelques jours de la fin du voyage. Soit les dieux de l’image sont impitoyables, soit le sable et l’eau ont finit par avoir sa peau. 😉

De retour dans notre confortable foyer, alors que l’automne nous pousse au cocooning, nous avons maintenant la possibilité, la facilité et le bonheur d’ajouter quelques photos aux billets précédents. Joie et félicité!

Syvlie, très heurese, sur le traversier pour la Corse!

Joie et félicité!

Pour ne pas faire une overdose de travail assis (mon dos ne me le pardonnerait pas), je commence par un des billets qui avait le plus besoin d’amour. Celui-ci fût rédigé en entrant aux Pays-Bas, sur un clavier de bibliothèque publique réfractaire à la francophonie. Le texte a donc bénéficié de l’ajout des accents qui manquaient cruellement.

Suivront possiblement d’autres billets pimpés de la même manière. « Rien de trop beau pour la classe ouvrière », dirait mon père!

Alors, je vous invite à aller vous rincer l’œil tout en revivant l’É-PO-PÉE! (bon, j’en mets peut-être un peu trop, là…)

Sur ce, à la revoyure!

« Bientôt dans un pub universitaire près de chez vous »

Lundi prochain, en début de soirée, j’aurai des papillons dans l’estomac.

Rassurez-vous, je n’ai pas décidé de commencer un régime entomophage (à base d’insectes).

Trajet global de notre voyage à vélo, du 8 juin au 2 septembre 2015.

Le trajet approximatif que nous avons parcouru entre le 8 juin et le 2 septembre.

Je serai simplement un peu nerveux. Ce soir-là, je vais présenter le voyage à vélo que nous avons réalisé, cet été, ma copine et moi.

À qui? À une bande de joyeux cyclo-touristes et autres fanas de la petite reine et des voyages. Cette « conférence » aura lieu dans le très prestigieux (!) cadre des soirées cyclistes organisées par la Coop Roue-Libre, à l’Université Laval.

Après avoir assisté avec grand intérêt à une bonne demi-douzaine de ces événements, c’est donc à mon tour de prendre le micro!

Voici les informations clés, au cas où vous auriez envie de me voir, de m’entendre et, pourquoi pas, de me poser moult questions:

Bar Le Fou Aeliés
Pavillon Desjardins de l’Université Laval
Lundi 21 septembre 2015, 19h.

Pour plus de détails.

Changement de plan

Un léger problème mécanique (lire ici « perte des espaceurs de la direction du vélo à Sylvie durant le transport en avion) nous a incité à passer une deuxième nuit à Montréal.

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(Image nostalgique de fin de voyage: montagne près de Cailles, dans le sud de la France)

Résultat? Nous avons un peu de retard par rapport à l’horaire divulgé dans le dernier billet de blogue.

Voici la version mise à jour:

Ste-Christine d’auberge : 8 septembre

Québec: 9 septembre.

C’est fini!

Si vous avez envie de rouler avec nous demain, faites-nous signe.

Sinon, comme d’habitude, à la revoyure!

Bruxelles, ou le retour des côtes

Les Pays-Bas, on a bien aimé, même si c’était un pluvieux. Canaux, moulins à vent et autres particularités locales étaient au rendez-vous.

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Nous avons pu tester le système des knoopunts (pas évident à prononcer!), qui pernet de voyager à vélo en suivant simplement une liste de numéro qui représente les « noeuds » (knoop) de notre itinéraire.

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En théorie, c’est génial, en pratique, ça ne fonctionne pas toujours. On peut manquer un pannonceau indiquant le numéro recherché et la carte papier (achetée avec enthousiasme dans un bureau d’information touristique de Groningue) n’est pas toujours fidèle aux pannonceaux en bordure de route. Enfin, l’itinéraire est parfois un peu trop « promeneurs du dimanche » pour des cyclotouristes pressés. Comme lorsque nous avons perdu près de deux heures à cause d’une crevaison intense (pneu kaput), un dimanche, alors que tous les ateliers de vélo sont fermés! Mais c’est néanmoins utile et agréable à utiliser… quand ça fonctionne!

Depuis 3 jours, nous sommes en Belgique. Au départ, la langue et le relief étaient similaires au plat pays, si bien qu’on ne constatait pas réellement de différence. Mais en entrant à Bruxelles, quelques bonnes montées et des accents francophones confirmèrent le passage de la frontière.

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L’architecture est très belle, comme la gare ci-dessus, avec son lanterneau à oeil-de-boeuf.

De plus, les artistes belges semblent déborder d’imagination. Les bibliothèques publiques en bénéficient d’ailleurs largement, comme vous pouvez le voir ci-bas.

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Les fans de François Pérusse seront certainement ravis d’apprendre qu’il est reconnu en Belgique où une rue est nommée en son honneur… 😉

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Nous avons également eu la chance d’observer des aménagements routiers inédits, comme cette « fosse » obligeant les automobilistes à ralentir et, j’imagine, à ne pas empiéter sur la bande cyclable.

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Le voyage tire à sa fin

Demain, 2 septembre, on prend l’avion vers Montréal. Suivront cinq jours de vélo vers Québec.

D’ailleurs, si vous avez envie de rouler quelques kilomètres avec nous pour souligner notre retour dans la belle province, vous êtes cordialement invités à le faire.

Nous prévoyons être:

à Verdun le 2;

à L’Assomption le 3;

à quelque part dans le coin de Louiseville le 4;

à Trois-Rivières le 5;

à Sainte-Anne de la Pérade le 6;

à Portneuf le 7;

et à Québec le 8 septembre.
Sur ce, à la revoyure!