Une ville (presque) sans voitures: un rêve?

Chaque grand projet commence par un rêve. Typiquement, on commence par le considèrer comme une utopie. Mais l’idée fait son chemin et, un de ces jours, elle devient réalité. Parce que des gens y ont cru, des maladies contagieuses ont été éradiquées, des guerres ont pris fin, des hommes ont marché sur la Lune.

Je partage ici mon rêve d’une ville où les voitures privées seraient très peu nombreuses.

On le constate aisément: leur surabondance dans nos villes cause bien des problèmes (pollution, sédentarité, changements climatiques, accidents, etc.) et leur utilité s’amenuise au fur et à mesure que la congestion routière prend de l’ampleur.

Pourrions-nous vivre avec beaucoup moins de voitures? Comment y parviendrions-nous sans sacrifier notre mobilité, nécessaire? Quels seraient les gains environnementaux, sociaux et économiques de ce changement?

Oui, nous pourrions vivre ainsi. Cela suppose des changements d’urbanisme et d’habitudes de vie, mais c’est possible. Pensons au Québec du 19e siècle, qui ne connaissait pas le moteur à explosion, ou à certaines villes européennes où elles sont, par rapport au nombre d’habitants, beaucoup plus rares qu’à Québec.

Pour y parvenir, voici quelques pistes:

  • interdire progressivement la possession de voitures privées, sauf exception (ex.: en cas de maladie ou de handicap prouvé par un médecin);

  • remplacer les espaces de stationnement des résidences et des commerces, souvent très spacieux, par de plus petits réservés à l’autopartage (ex.: Communauto), à des vélos et à des vélos-cargos (pour les emplettes) et à des taxis. Ces «stations transport» devraient être nombreuses et couvrir toute la ville, en plus d’être situées idéalement à côté d’un arrêt d’autobus ou de tramway. En fait, pour que ça fonctionne, tous les citoyennes et citoyens doivent demeurer à moins de cinq minutes de marche d’un tel endroit;

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  • subventionner les transports en commun de manière à réduire significativement leurs coûts, pour l’utilisateur. Un peu comme ce que propose Québec Solidaire dans son Plan de transition économique;
  • utiliser l’espace récupéré pour densifier raisonnablement les quartiers ou créer des parcs ou des jardins communautaires;

  • prévoir des stationnements incitatifs en banlieue où on trouvera des services de location (autos, camions légers) ou, mieux, un service ferroviaire de qualité pour relier les villes entre elles.

Les gains potentiels d’un tel changement sont importants.

Pour la santé, d’abord. Marcher, rouler en vélo et, même, utiliser les transports en commun contribuent à un mode de vie actif. Ce qui réduit les problèmes d’obésité, de diabète, etc.

Pour l’environnement, aussi. Moins de congestion, c’est moins de véhicules immobiles qui émettent du CO2 au pire moment, car leur moteur tourne au ralenti et brûle les hydrocarbures moins efficacement.

Ce serait également bon pour notre économie. Une automobile en partage remplace environ huit voitures privées, selon Communauto. Sachant que le Québec est un importateur, et non un producteur, de voitures, nous améliorerions notre balance commerciale.

Communauto

Je vous ai exposé quelques impacts positifs, mais il y en a bien plus: diminution des maladies respiratoires et des accidents routiers, amélioration du moral, etc.

À Québec, le projet d’un réseau structurant de transport en commun est un bon premier pas dans la longue marche vers une ville plus saine, accueillante et respectueuse de l’environnement. Je nous invite à pousser la réflexion plus loin et à oser rêver à une ville (presque) sans voitures.

2 réflexions sur “Une ville (presque) sans voitures: un rêve?

  1. Désolé Alexandre mais ton idée d’interdire progressivement la possession de voitures privées, est un bris de liberté incompatible avec notre société . Par contre l’urbanisme de nos ville doit etre développer pour que les gens choisisse de ne pas utiliser la voiture . De plus en plus de monde sont conscient de la nécessité de l’exercice comme la marche et le velo , mais la ville construit toujours les rues pour facilité le transport auto des rue large son une invitation a plus de vitesse et du stationnement sur rue . On a un bel exemple dans le vieux Quebec construit pour les piétons et quelque chevaux et les quartier développer apret les année 1950 l’age d’or de l’automobile . on est maintenent passé a l’époque des autoroutes comme le secteur du IKEA ou et parc industriel ou tout est fonction des poid lourd avec remoque de 53 pied

    1. Je comprends ton point, Marc.
      Pour ma part, je crois que la liberté de polluer n’est qu’une liberté factice qui ne vaut pas grand chose.
      Et quand la maison « brûle », il faut se dépêcher de trouver de l’eau, quite à brimer la « liberté » de quelques personnes. Éviter un réchauffement global aux conséquences dévastatrices est un objectif suffisamment important pour revoir nos priorités.

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