Vers le sud j’allais (France et Catalogne)

Du 18 octobre au 12 novembre, j’ai roulé en France et en Espagne en appréciant beaucoup le climat, plus clément qu’ici, au Québec.

Ce fut un bien beau voyage a vélo.

Voici quelques faits marquants de ce périple, en images.

Commençons par la France et la Catalogne. Majorque devrait suivre prochainement. Mais je ne promets rien! 🙂

À Carpentras, très tôt le matin. Le ciel était en feu et moi aussi, je crois. L’excitation des départs…

Un stationnement un peu « spécial », pas très loin d’Avignon. Ils ont conservé une roue à aube de moulin et construit tout plein de trucs autour. Je salue l’effort de conservation du patrimoine. Mais, en même temps, c’est d’un kitch!

Le fameux pont d’Avignon. Pas surprenant qu’on y « danse tous en rond »: il en manque la moitié!

Le pont du Gard. Construit par les Romains, probablement au cours du premier siècle après Jésus-Christ. Il se tient encore bien droit après ces centaines d’années. Épatant.

Sous une autoroute, dans le coin de Montpellier. On parle de plus en plus d’urgence climatique. Merci, Greta.

En général, c’est vraiment beau le sud de la France. Mais soyons francs: les « décharges sauvages » nuisent beaucoup au paysage et donnent l’impression que certains Français sont des porcs. Désolant, vraiment.

J’aime bien les petites routes rurales, même lorsqu’elles sont en gravier: c’est tranquille.

Je suis passé un peu vite à Sète. Dommage, car ça semble être une ville superbe, avec sa marina et sa colline. Mais plus je voyage à vélo, plus je réalise que c’est surtout la campagne qui m’attire et me fascine. Les vignobles, les forêts, les champs, autant d’endroits qui font du bien.

Mes pantalons imperméables DeNolin, âgés de quatre ans et peu utilisés avant ce voyage, ont rendu l’âme. Vous dire ma tristesse… Heureusement, j’ai rarement roulé sous la pluie. Mais quand il a pleut…

Un peu au sud de Narbonne, le 22 octobre, il y a eu de la pluie. Une sacrée journée diluvienne, en fait. Le lendemain, ce chemin inondé m’a forcé à faire preuve de créativité : j’ai monté mon vélo sur le champ adjacent et j’ai ainsi réussi à passer.

Centrale photovoltaïque

J’ai été un peu surpris et assez content de voir que les énergies renouvelables ont la cote dans la région. Pas autant qu’en Espagne, mais quand même.

La côte Vermeille

La ville de Collioure est magique. La photo montre la vue qu’on a depuis le château royal de l’endroit.

Le beau camping municipal de Banyuls-sur-mer: 7 euros pour une personne, sa tente et son vélo, c’est raisonnable. Merci aux gentils voisins, en « chalet », qui me laissent recharger mon cellulaire et utiliser leur frigo!

Passage de la frontière espagnole. Je suis fier de m’être rendu là en montant les côtes plutôt qu’en prenant le train.

Bon, une fois rendu à Portbou, par contre, j’ai décidé de prendre le train vers Figueres. Assez de montagnes russes pour une journée! L’intérieur du train, je vous rassure, est plus attrayant que son apparence extérieure.

La saga de la lessive à Gérone

Jaume, mon contact Warmshowers, à Caldes de Mallavella, m’avait prévenu: il ne pouvait pas m’héberger ni me laisser laver les vêtements. Seulement m’aider à trouver un bon endroit pour bivouaquer (au final, il m’a aussi fait à souper!) Alors, de passage à Gérone, j’ai fais halte dans une laverie. Juste après le lavage, je me suis fait prendre de vitesse par un « jeune blanc-bec » qui est arrivé avec son linge lavé chez lui. Ne voulant pas attendre plus longtemps, j’ai transformé mon vélo en une corde à linge ambulante. Un peu plus tard, en campagne, j’ai terminé le séchage dans de meilleures conditions.

Une piste cyclable assez intéressante

À Gérone, sous un chemin de fer sur-élevé. Ça me rappelait la piste sous l’autoroute Dufferin-Montmorency, mais en plus beau. Les plantes grimpantes lui donnent de la gueule, n’est-ce pas !

Une nuit magique… et un peu effrayante

Mon « hôte » Jaume (oui, c’est son prénom) m’avait prévenu: il y a de la chasse dans ce secteur. Alors, je ne fus pas surpris par les coups de feu qui retentirent, le lendemain matin, dans les forêts avoisinantes. Mais un peu stressé quand même. Une balle perdue, c’est possible.

Je ne me suis donc pas trop pressé à défaire le campement. Quand je quittai finalement, les chasseurs avaient fini leur boucan. J’ai pu emprunter cette route bucolique pour poursuivre mon voyage.

Infrastructures cyclables inégales

La Costa Brava est une destination touristique importante. Conséquence: il y a des infrastructures cyclables.

Parfois.

Et pas nécessairement sur de longues distances. Cette belle piste cyclable était prometteuse, mais elle m’a déçu: après environ 1 km, c’était déjà terminé. Si j’y retourne, je tenterai de rouler à l’intérieur des terres, de l’autre côté de la « chaîne de montagne ». Les routes de campagne tranquilles, il n’y a que ça de vrai!

Catalogne vandalisée?

Un autre aspect que j’ai trouvé frappant et un peu triste: le vandalisme. Les troubles politiques récents y sont probablement pour quelque chose. Toujours est-il que ça fait parfois dur sur un moyen temps.

Vieille centrale électrique désaffectée près de Barcelone

En approchant de Barcelone, je voyais une énorme structure à l’horizon. Au début, je croyais que c’était la cathédrale de la Sagrada Familia. Plus près, j’ai bien vu que ce n’était pas le cas. N’empêche, c’est impressionnant !


Par la suite, j’ai pris le traversier pour rejoindre Alcudia à Majorque. Mais ça, ce sera pour un prochain billet de blogue. 🙂

À la prochaine.