Le vélo d’hiver : pratique et plaisant, tout simplement!

Au Québec, en automne, les vélos semblent disparaître. Selon Vélo Québec, seules « 200 000 personnes, soit 7 % des cyclistes, utilisent leur vélo au moins une fois de décembre à mars ». Robin Black et Maxime Tye Gingras en font partie. Conseils et astuces de ces deux passionnés.

Ex-agent de projet chez Vélo Québec, Robin Black donne des conférences afin d’inciter plus de gens à tenter l’expérience du vélo d’hiver.

En 2000, ce cycliste passionné travaillait comme messager, à Montréal. C’est ainsi qu’il a commencé à utiliser sa bicyclette toute l’année. Il apprécie le côté pratique de la chose : « Prendre son vélo, c’est moins compliqué que de déneiger une auto. »

RobinBlackRobin Black      Crédit photo : Félix Bowles

Maxime Tye Gingras, lui, est bénévole pour la coopérative Roue-Libre, à l’Université Laval, à Québec. Il aide ses membres à bien entretenir leurs « montures ».

Pour lui, le vélo d’hiver, c’est la liberté de choisir son heure de départ et son trajet, un bon entraînement quotidien et un moyen rapide de se déplacer. En fait, il estime que se rendre à son travail prend le même temps que s’il roulait en voiture. C’est un trajet de 10 km qu’il accomplit en à peine 45 minutes.

« Étirez votre saison de vélo, n’arrêtez pas de rouler
parce qu’il fait froid ou que les pistes cyclables ferment.

Sortez de votre zone de confort. » – Robin Black

À celui qui hésite, Maxime dit : « Essaye! Habille-toi et essaye! » Il souligne que la plupart des gens, d’ailleurs, s’habillent trop chaudement. À vélo, cinq minutes d’exercice suffisent à se réchauffer. Par contre, ayant souvent froid aux mains, il s’est procuré dans un surplus d’armée des mitaines en cuir bien isolées. « En bas de moins cinq degrés, je ne roule pas sans ça », explique ce diplômé en génie mécanique. Il apprécie aussi sa bécane, une Cityzen SUB-0, de Louis Garneau. Celle-ci, conçue pour l’hiver, est munie de freins à tambour et d’un moyeu à vitesses internes. Son entretien en est grandement facilité.

velo_hiverMaxime Tye Gingras  Crédit photo : Maxime et son trépied Gorilla tripod!

De son côté, monsieur Black souligne l’importance d’avoir des bottes bien isolées et un cache-col de ski alpin pour se protéger du vent. Il mentionne que le vélo d’hiver comporte des risques, mais qu’ils peuvent être minimisés. Ils sont surtout liés au faible nombre de cyclistes sur les routes durant cette saison. Moins présents, ces derniers se doivent d’être plus visibles : réflecteurs et phares sont essentiels. Quant aux risques liés à la glace, il peut compter sur une seule main, chaque année, les jours de chaussée glissante, à Montréal.

Ajoutons qu’il est possible de se procurer des pneus cloutés pour vélo. Avec ceux-ci,  la glace n’a qu’à bien se tenir!

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Trucs mécaniques, en vrac :

  • vérifier régulièrement l’usure des patins de frein et des câbles;
  • huiler ces derniers;
  • graisser la tige de selle et la potence pour éviter qu’ils figent à cause de la rouille.
  • nettoyer et graisser votre vélo d’hiver avant de le remisez pour l’été.
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Une réflexion sur “Le vélo d’hiver : pratique et plaisant, tout simplement!

  1. Vos commentaires sont pertinents, je fais 32 km par jour à Québec durant l’hiver. J’utilise seulement des pneus à clous (ice spiker pro de schwalbe) et je les remplace tous les ans et même plus. Je les gonfle un peu plus que le minimum recommandé, ils accrochent ainsi mieux mais offrent nécessairement plus de résistance. Je porte un casque de ski alpin et des lunettes de ski alpin et un cache en neophren pour me protéger le bas du visage sous moins 20 degrés sous zéro. Je porte, entre autres, des «cuissards avec une rembourrure qui permet de protéger de la froideur de la selle qui demeure en permanence à l’extérieur. J’ai également installé des recouvres poignées (MEC). Ça permet de garder des plus petits gants et donc une meilleur dextérité pour les manettes et de rester au chaud. Je porte des vêtements de ski de fond et j’ajoute des couches en dessous selon la température, Ça permet de ne pas «suinter» dans ses vêtements et de ne pas geler par la suite. Je vais allonger mon trajet total quotidien de 32 à 52 km par jour l’hiver prochain et j’ai donc fait installer un moteur roue qui va compenser pour l’effort additionnel requis.

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